Les élections européennes auront lieu, en France, le dimanche 7 juin. L'Europe est dotée de 732 députés, dont 72 français. Les députés sont élus pour 5 ans.
En France, le pays est divisé en 8 circonscriptions : Nord Ouest, Est, Ouest, Ile de France, Massif Central, Centre, Sud Est, Sud Ouest, et Outre Mer.
Le mode de scrutin est un scrutin à la proportionnelle ; ainsi, si une liste obtient 10% des voix, cela signifie que 10% des candidats de la liste sont élus députés européens, soit 2 députés sur une liste de 20 noms. Les listes ayant recueilli moins de 5% n'obtiennent aucun siège de député.
Les radios et les télés font silence. Les journaux bien en cour, s'ils écrivent sur le sujet, c'est à l'encre sympathique. Motus et bouche cousue, oreilles bouchées, on regarde ailleurs. Le monde des médias (sauf l'Humanité et Politis) rejoue la partition de 2005 lors du référendum contre la constitution.
Mais le front de gauche existe , bel et bien.
Cela s'est fait en quelques semaines. Le Parti Communiste et le Parti de Gauche ont donné le signal de départ. Et montent dans le train, contents, presque enthousiastes déjà, des citoyens et citoyennes venus des entreprises, des écoles, des hôpitaux, des sans travail, des sans papiers, des citoyens qui luttent ou qui ont envie de lutter. Ils ont rempli des salles à Frontignan, à Marseille et le 8 mars au zénith de Paris. Ils distribuent des tracts, signent et font signer des appels, activent le bouche à oreille. Ils sont souvent un peu savants sur la question de l'Europe. Ils savent qui décide et comment, et les conséquences. Ils ont fait leurs universités sur la directive Bolkestein, sur le traité constitutionnel européen. Surtout, ils savent à quoi ils s'attaquent, vers quoi ils voudraient bien aller.
Mais, dire comme ce représentant du NPA , que "le parlement européen n'a aucun pouvoir", c'est non seulement contraire à la vérité, c'est surtout dangereux.
Un exemple de l'utilité de députés européens de Gauche : La libéralisation des services portuaires. La mobilisation sociale a été mieux relayée au Parlement européen- sans doute parce que l'enjeu en était moins directement politique que le non à l'emblématique texte de M. Bolkestein : La directive a été rejetée. Elle n'existe donc plus.
Autre exemple : La directive sur le temps de travail. Une majorité de parlementaires s'est opposée et à la commission Barroso et au Conseil qui voulaient permettre à chaque Etat qui le demande de faire travailler les gens 65 heures, voire davantage par semaine! Ce vote a été acquis à 28 voix près. Du coup le projet est bloqué.
"Le NPA se comporte comme une boutique qui fait prévaloir ses propres intérêts par rapport à l'intérêt général du peuple de gauche" soutenait Christian Piquet.
Mais on dit aussi que l'unité est un combat. C'est vrai.. Alors il faut commencer par gagner ensemble celui là.
Une dynamique s'amorce de la rue jusqu'aux urnes!
Résistance et colère, c'est ce qu'ont voulu exprimer les 13
000 manifestants rassemblés à Rodez pour ce qui concerne l'Aveyron.