SECTION DE ST AFFRIQUE

Acculé à répondre à des problèmes concrets, le pouvoir d’achat, l’emploi, les relations internationales, le président de la république, lors de sa conférence de presse nous a sorti le grand jeu : il sera le bâtisseur de « la politique de la civilisation ».
Comme à son habitude, il emprunte à la gauche ses idées pour mieux noyer le poisson. Après avoir exhumé Blum, Jaurès, il tire de son chapeau de bonimenteur un concept initié par Edgar Morin. grand sociologue.
D’abord une « politique de civilisation » ne se décrète pas. Soit elle se constate après, historiquement, soit on met en place des principes pour une transformation radicale de la société, avec au cœur, des concepts profonds.
Nous pourrions dire : « chiche Monsieur le président ».
Au moment historique ou le progrès technologique, le développement économique, l’élévation des consciences sont concordants, mettons au centre de la société et de son évolution l’HOMME.
Que soit banni son exploitation, qu’il soit le moteur de l’épanouissement harmonieux de tous.
Mais ce serait contraire à ce qui se passe aujourd’hui : les salariés mal payés, le chômage, les retraites maltraitées, les acquis sociaux massacrés, les jeunes fichés dès leur scolarité.
Qu’on parle de nos voisins : en Angleterre, il y a 5 millions de familles sur endettées ; en Espagne, 400 000 emplois vont être supprimés  dans la construction, et en Allemagne la croissance perd un tiers de sa progression. Partout dans le monde, nous assistons à une militarisation des relations internationales. Le capitalisme s’emballe.
Et l’on voudrait nous imposer ce modèle au niveau européen par un traité que le Peuple a déjà rejeté.
Nous disons non à ce monde ; un autre est possible. Il requiert le rassemblement du plus grand nombre et le partage équitable des richesses. Les communistes y contribuent.


       Pour les communistes du Saint Affricain
       Claude CHARON 


Un otage est une personne, un groupe, une communauté qui sont utilisés par leur détenteur pour une transaction lucrative, un échange.
Et aujourd’hui, en 2008, cela devient le mode de fonctionnement des tenants de tous les pouvoirs, qu’ils soient légitimes ou pas.
Quelques exemples :
- il faut prendre les voix de l’extrême droite et ON prend les immigrés en otage, c’est inacceptable,
- il faut avoir un discours contre le chômage et ON prend en otage ceux qui ne se lèveraient pas tôt ou qui refuseraient deux annonces à l’ANPE, c’est inacceptable,
- il faut augmenter le pouvoir d’achat et ON prend en otage ceux qui ont du travail pour qu’ils travaillent plus, c’est inacceptable,
- il faut équilibrer les comptes de la sécurité sociale et au lieu de pénaliser les grandes entreprises qui ne paient pas leurs cotisations et les laboratoires pharmaceutiques qui font des super profits, ON prend en otage les malades qui paieront les franchises médicales, c’est inacceptable,
- dans des pays peu démocratiques, ou l’opposition est réduite en cadavre depuis les années 80, celle-ci utilise les personnes physiques et les prend en otage pour se faire entendre ; c’est inacceptable,
- dans d’autres pays aussi peu démocratiques, on prend la population en otage par la guerre  en imposant une démocratie à l’occidentale éloignée de leur culture, c’est inacceptable,
- dans d’autres pays toujours aussi peu démocratiques, on prend des infirmières en otage pour acheter à bas prix des moyens industriels (nucléaire, aéronautique…), et ON développe le tapis rouge devant leur leader, c’est inacceptable,
- dans d’autres pays du même acabit, on prend le pouvoir en otage en détournant la constitution pour aboutir à ce que le président sortant  devienne premier ministre et reste au pouvoir. ON l’embrasse et ON boit un verre avec lui, c’est inacceptable,
- dans un pays démocratique, alors que son peuple a dit non au traité constitutionnel européen, ON prend l’élection présidentielle en otage pour essayer de l’imposer par voie parlementaire, c’est inacceptable,
Décidément la prise d’otage est à la mode et c’est bien le signe que la démocratie se dégrade partout.
Sur tous les fronts le rassemblement de ceux qui sont pour le respect de la personne humaine, de la solidarité , des règles communes qui font l’organisation de nos sociétés est indispensable. 

 


       Pour les communistes du Saint Affricain
       Claude CHARON

 Concernant notre hôpital, que le gouvernement renie sa parole importe peu. Son objectif est de casser ce symbole afin de mener à son terme son plan national « hôpital 2007/2012 » qui prévoit un hôpital (digne de ce nom ?) par département. Peu lui importe l’accès aux soins pour la population. Par une approche purement comptable, en supprimant le droit d’opérer après 18H, le dimanche et jours fériés, l’Etat réunit les conditions pour le fermer.

 La population du St Affricain a choisi de ne pas se laisser faire. Comme par le passé, elle a su montrer sa détermination et a de nouveau fait reculer le Pouvoir. Notre hôpital restera un vrai hôpital. A côté de la médecine, de la chirurgie, de la maternité, il développera d’autres services : cardiologie, ophtalmologie, plus d’urgentistes et d’anesthésistes, etc…C’est bien le moins pour garantir à tous un accès aux soins digne de ce nom. Ce succès est dû à l’opiniâtreté des usagers, des médecins de ville et hospitaliers, des salariés de l’établissement et des élus même si, pour certains, il faut de l’aplomb pour manifester tout en étant d’accord avec l’ensemble du programme du Président de la République..

 En effet, qu’on le veuille ou pas, l’hôpital, c’est aussi des emplois (plus de 300) de salariés qui vivent au pays avec leurs familles, qui se logent et consomment. Au-delà de l’accès aux soins, sont donc intéressés par la pérennité de l’hôpital les commerçants, les artisans, les propriétaires de logements, les communes et les services publics : école, poste, impôts etc…

Certains, de bonne foi, pensent que pour conserver un message clair, il faudrait mettre de côté cet aspect. Mais, pour le Pouvoir, ce sont des objectifs liés. Supprimer les hôpitaux de proximité, c’est aussi appliquer le principe qui consiste à faire des économies sur le dos des usagers et à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux.

 Alors oui, avoir gagné le maintien et l’expansion de notre hôpital, c’est participer à la défense de l’emploi, à la défense de notre ruralité et c’est le fruit de l’action collective.

Pour la section de Saint-Affrique : Claude CHARON

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