Acculé à répondre à des problèmes concrets, le pouvoir d’achat, l’emploi, les relations internationales, le président de la république, lors de sa conférence de
presse nous a sorti le grand jeu : il sera le bâtisseur de « la politique de la civilisation ».
Comme à son habitude, il emprunte à la gauche ses idées pour mieux noyer le poisson. Après avoir exhumé Blum, Jaurès, il tire de son chapeau de bonimenteur un concept initié par Edgar Morin.
grand sociologue.
D’abord une « politique de civilisation » ne se décrète pas. Soit elle se constate après, historiquement, soit on met en place des principes pour une transformation radicale de la société, avec
au cœur, des concepts profonds.
Nous pourrions dire : « chiche Monsieur le président ».
Au moment historique ou le progrès technologique, le développement économique, l’élévation des consciences sont concordants, mettons au centre de la société et de son évolution l’HOMME.
Que soit banni son exploitation, qu’il soit le moteur de l’épanouissement harmonieux de tous.
Mais ce serait contraire à ce qui se passe aujourd’hui : les salariés mal payés, le chômage, les retraites maltraitées, les acquis sociaux massacrés, les jeunes fichés dès leur scolarité.
Qu’on parle de nos voisins : en Angleterre, il y a 5 millions de familles sur endettées ; en Espagne, 400 000 emplois vont être supprimés dans la construction, et en Allemagne la croissance
perd un tiers de sa progression. Partout dans le monde, nous assistons à une militarisation des relations internationales. Le capitalisme s’emballe.
Et l’on voudrait nous imposer ce modèle au niveau européen par un traité que le Peuple a déjà rejeté.
Nous disons non à ce monde ; un autre est possible. Il requiert le rassemblement du plus grand nombre et le partage équitable des richesses. Les communistes y contribuent.
Pour les communistes du Saint Affricain
Claude CHARON