EUROPE

oui-non.jpg La droite n’a jamais digéré que les Français vote majoritairement NON au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen.

Sitôt élu, Nicolas Sarkozy s’est empressé de négocier une version « bis » du traité avec ses partenaires européens.
La version relookée du traité n’a malheureusement rien à envier à l’originale rejetée par les Français et les Danois. 
Seule différence et elle est de taille : Ce nouveau traité ne sera plus soumis au vote des Français mais uniquement à celui des parlementaires. On connaissait le décalage entre l’avis des parlementaires favorables au OUI et le vote des Français favorables à plus de 54 % au NON la première fois, avec la nouvelle assemblée Sarkosiste le fossé sera encore plus large.
A gauche, si plusieurs forces dont le PCF demandent instamment que le peuple soit concerté par référendum, au PS la leçon du premier référendum ne semble pas avoir servi à grand-chose, puisqu’il s’apprête à nouveau à accepter ce traité ou tout au plus à s’abstenir.  
La position de Vincent Peillon est révélatrice de l’inconsistance du PS sur cette question essentielle pour l’avenir du pays, et la vie quotidienne des gens.  
V.Peillon (NPS) avait appelé à voter NON au référendum, cette fois il prend prétexte que c’est la dernière chance pour le traité pour appeler les député socialiste à voter OUI même si « la négociation sur le nouveau traité a été très mal menée par Sarkozy ». 
Ainsi le PS divisé, sans ligne précise projette l’abstention de ses députés !!!!! pendant qu’une part certainement élevée de ses élus votera un OUI franc à la proposition Sarkosiste, seul Jean-Luc Mélanchon, reste fidèle à son opposition radicale au projet de constitution ultra-libéral précédemment rejeté par les Français. 

Vous pouvez signer l’appel pour un référendum en cliquant ICI

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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /Oct /2007 09:17

Déclaration de Francis Wurtz, Président du Groupe GUE/NGL
Après le Sommet de Lisbonne
PE - Strasbourg, 23/10/2007,

Le Général de Gaulle disait de Valéry Giscard d'Estaing: "son problème, c'est le peuple".  La formule s'appliquerait plutôt bien aujourd'hui, au Conseil européen!
 

Pour les marchandages au Sommet, les 27 se sont montrés, une fois encore, assez doués.  L'inventaire à la Prévert des concessions octroyées à tous les récalcitrants mérite une mention.  A ce prix, on a pu mettre tout le monde d'accord: depuis les héritiers des "pères fondateurs" de la Communauté jusqu'aux eurosceptiques les plus invétérés.

 Il n'y a, finalement, que deux ou trois choses qui semblent intouchables - et, au Conseil européen, nul n'a, du reste, songé à y toucher.

 C'est, par exemple, le cadre contraignant dans lequel les politiques économiques et sociales de l'Union doivent impérativement s'inscrire:
• "l'économie de marché ouverte où la concurrence est libre";
• les missions de la BCE;
• les orientations du Pacte de stabilité;
• le strict respect de la liberté de mouvement des capitaux;
• la suppression progressive de tout ce que les "investisseurs" considèrent comme des "barrières" aux échanges;
 
 Ou bien, la concentration de pouvoirs essentiels dans des institutions inaccessibles aux citoyens, aux parlements nationaux, voire aux gouvernements eux-mêmes - en particulier dans les pays dont le poids est plus modeste;

 Ou encore, la dimension prise, dans la politique extérieure de l'union, par les aspects militaires...

 Il s'agit là de "lignes rouges" - comme on dit en anglais ...- qu'il ne faut pas franchir, selon les milieux dirigeants de l'Union.
 
 Le problème: c'est que c'est précisément sur ces points-là que porte l'essentiel des interrogations ou des critiques, dans nos peuples respectifs!
 
 Et c'est l'absence persistante de réponses  à ces interrogations, le refus répété d'entendre ces critiques, qui alimentent la crise de confiance dont souffre l'Union auprès de nos concitoyens.
 
D'ailleurs, si les membres du Conseil européen avaient ouvert les fenêtres de leur salle de Conférence, ce 18 octobre, ils auraient pu mesurer en direct la force de cette désaffection, exprimée dans les rues de Lisbonne par la plus puissante manifestation qu'ait connue le Portugal durant ces vingt dernières années!  Ni M. Socrates ni M. Barroso ne me démentiront...
 
 "Le défi suprême (de l'Union) - peut-on lire dans la communication de la Commission au Sommet de Lisbonne - c'est d'expliquer aux citoyens (ce) que l'UE représente pour les Européens"
 
 Toujours "expliquer", jamais "tenir compte"!  Toujours la communication, jamais le débat contradictoire.  Et donc, à plus forte raison, pas de référendum!
 
 Oui, le problème du Conseil européen, ce sont les peuples.  Sauf que, sans les peuples, il n'y a  pas d'avenir pour une grande ambition européenne.
 
 Cette question ne mérite-t-elle vraiment pas qu'on puisse en discuter un jour franchement?   Je vous pose la question.

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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /Oct /2007 20:42

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