Martine Perez, conseillère régionale, secrétaire départementale du PCF.
Les manœuvres, pressions, provocations, mensonges du pouvoir, ne font pas reculer le mouvement social. Au contraire, il prend de l’ampleur, c’est une immense mobilisation, plus nombreuse, plus jeune, plus déterminée qui a encore déferlé dans les rues, partout en France.
La jeunesse est dans l’action aux côtés des salariés des secteurs privés comme du public, des retraités. Pour la droite, c’est insupportable. L’instrumentalisation des jeunes contre la mobilisation sociale, à laquelle se livre le gouvernement est ignoble. Il y a quelques mois, ce gouvernement ultra réactionnaire décidait que la majorité pénale devait passer à 13 ans et aujourd’hui il reproche aux jeunes de 16 ans de s’exprimer sur des décisions qui concernent leur avenir.
Les jeunes ne sont pas dupes, ils savent que si leurs parents et grands-parents travaillent jusqu’à 67 ans, cela retardera encore plus pour eux l’âge d’accès à un emploi. Non, monsieur Sarkozy, nos jeunes ne sont pas des sous-citoyens incapables de raison, ce ne sont pas des débiles manipulés par une « classe dangereuse ».
Nous sommes fiers de ces jeunes qui se mêlent du futur, du nôtre comme du leur, avec au cœur cette solidarité générationnelle que vous voulez leur rogner. Qui est irresponsable et fait la sourde oreille quand 2 français sur 3 souhaitent le retrait de votre réforme des retraites ? Qui bloque le pays en refusant de dialoguer avec les organisations syndicales ?
Le peuple a pris conscience que de l’argent, il y en a. Quand vous offrez 360 milliards d’euros aux banques, ils sont des millions d’êtres humains à vivre en dessous du seuil de pauvreté !
Notre pays a les moyens de garantir une protection sociale de haut niveau et des services publics performants. Faut-il rappeler que c’est plus de 10 points de richesses nationales qui en 20 ans sont passés des poches des salariés à celles du capital !
Les riches, et les puissants n’ont pas à eu à manifester, ni à négocier pour obtenir de votre gouvernement : le bouclier fiscal, la remise en cause de l’impôt sur les grandes fortunes, le refus de taxer les revenus financiers et tous les cadeaux aux grandes entreprises.
C’est cette insupportable fracture sociale qui éclate aujourd’hui. Vous devez Monsieur Sarkozy vous rendre à l’évidence. Sur les retraites, vous avez perdu la bataille des idées.
Retirez ce texte et respectez le peuple.