SECTION PCF DU BASSIN

La crise qui secoue le continent illustre le besoin de changer en profondeur la construction européenne.

On nous avait expliqué que, pour rapprocher les pays, pour que l'Union soit un havre de paix, de prospérité, de cohésion, il fallait ménager la Bourse en imposant  une fiscalité avantageuse pour les entreprises et les capitaux, une réduction du coût du travail, un encadrement des dépenses publiques, un développement des marchés financiers.

A quoi cela a-t-il abouti ?

 Les inégalités se sont aggravées, le risque de pauvreté s'étend, le taux de chômage frôle les 10%. Dans nombre de domaines touchant aux nouvelles technologies, le retard s'accentue.

Le rôle économique et politique de

l'Europe dans le monde s'affaiblit. Des États de la zone euro sont aujourd'hui au bord de la banqueroute.

L'échec est cuisant, mais une autre Europe ne surgira pas spontanément de cette mésaventure.


En France, après les élections régionales, un débat s'impose à gauche pour élaborer des propositions novatrices. La mission de la Banque centrale européenne (BCE) n'est pas inscrite dans le marbre pour l'éternité. Actuellement, la BCE est le sponsor des places financières européennes, des banques et des grands groupes capitalistes.

La BCE doit pouvoir, elle aussi, financer les dépenses et les services publics ; et la lutte contre le chômage doit devenir également sa priorité. La politique de financement du système bancaire européen et des budgets publics doit obéir à des critères sociaux de créations d'emplois et de développement des hommes.

Il y a là un enjeu de civilisation auquel la gauche ne peut rester insensible.

En France les communistes et les élus du Front de Gauche ont proposé notamment la création de fonds régionaux pour la sécurité de l'emploi et  de la formation. La question d'un autre financement des retraites, va venir dans l'actualité.

C'est sur sa capacité à apporter des réponses originales, favorables au peuple travailleur, et à rassembler largement, dans l'unité, que la gauche sera jugée.


Ecrire un commentaire - Par PCF AVEYRON
Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /Avr /2010 20:59

Rappel des faits : Le 30 décembre 2009, l'Agence Régionale de Santé (ARS) annonce la suppression de la subvention allouée  au service de soins continus en raison de trois critères : 

- La conformité aux normes techniques 

- L'activité réalisée

- L'équilibre économique

Ce service serait transféré sur l'hôpital de Rodez. L'ARS suspend le financement de ce service.

Le 14 janvier 2010, le personnel envahi le conseil d'administration pour demander des comptes. L'utilité du service de soins continus n'est pourtant pas contestée, l'activité de ce service se situe entre 250 et 300 patients par an ; le taux d'occupation est supérieur à 70%.

De plus l'hôpital de Rodez  ne serait pas capable d'absorber l'activité de soins continus de Decazeville. Sa suppression mettrait tout l'hôpital en difficulté.

Le 10 février  2010,  sous l'impulsion du «tous ensemble», une grande mobilisation a lieu devant l'hôpital. Si ces orientations devaient se confirmer, cela conduirait à la disparition d'un véritable service public hospitalier  de proximité et la mise en cause de la sécurité la plus élémentaire d'une population de 49 000 habitants.

Le parking du Centre hospitalier n'en est pas revenu ! Pas loin de 2 500 hommes, femmes, jeunes, enfants avaient envahi l'espace réservé aux véhicules. Ils étaient là, bravant le froid et la petite bise qui allait avec.

Ils seront là, le 9 mars 2010 à Toulouse, date de la réunion de la commission exécutive de de l'ARH.

Plusieurs cars, des voitures particulières, 200 personnes environ ont fait le déplacement !

 Et là, la mobilisation a payé : Le financement du service de soins continus est renouvelé pour deux ans.

Une bataille de gagnée mais pas la  guerre, comme le clamaient les porte-parole à la sortie de la réunion.

Il faut donc rester vigilants et solidaires.

Inscrites dans la loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires (HPST) de 2009,les toutes nouvelles ARS sont ,depuis le 1er avril, placées entre les mains d'un seul et unique  «préfet de santé». Il ne s'agit pas d'une régionalisation, mais bien d'une hyper- concentration des pouvoirs. C'est une régression démocratique !

La feuille de route des ARS est limpide : organiser la marchandisation et la privatisation de la santé (fermetures de services, d'hôpitaux, de centres de santé, de centres IVG, de maternités de proximité, médecine libérale à plusieurs vitesses, démantèlement de la psychiatrie).

La gauche victorieuse doit faire, des Régions, des points d'appui pour les luttes des personnels de la santé, des élu-e-s, des usagers, face aux ARS et à la politique du gouvernement en matière de santé.

Le PCF propose que les conseils régionaux mettent en place des Assises de la santé, afin d'opposer, aux  ARS, une politique de santé définie ensemble et démocratiquement par territoire, pour promouvoir une protection sociale basée sur le principe :

« chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ».

 


Ecrire un commentaire - Par PCF AVEYRON
Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /Avr /2010 20:56

Présentation

Images Aléatoires

  • Fete-Millau-PCF--13-.jpg
  • Fete-Millau-PCF--22-.jpg
  • fete-huma-2011 0163
  • IMGP2775
  • IMGP2785
  • Fete-Millau-PCF--81-.jpg
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés