POLITIQUE

Intervention de Martine Perez

Conseillère régionale




Table Ronde : « La transmission des savoirs ! »





Je centrerai mon propos sur la question des lycées, domaine dans lequel l'État et les régions sont partenaires. Les élections régionales de 2010 auront lieu à un moment décisif des réformes.


La réforme du baccalauréat et plus généralement de la formation au lycée qui se prépare depuis deux ans, n’est autre que l’entrée des dogmes libéraux dans l’enseignement et la formation professionnelle.


Durant la dernière mandature, nous avons en tant qu’élus régionaux, agi pour offrir de meilleures conditions d’études aux élèves, c’est ainsi que nous avons créé et modernisé de nombreux lycées. Nous n’avons pas à rougir de notre bilan.


Mais, ne nous le cachons pas, nous entrons dans une situation nouvelle.


La France de 2010, ne sera pas celle de 2004. Les mesures que l'on nous présente, année après année, comme techniques ne le sont pas : une refonte générale des filières, des diplômes et de la carte des formations est à l'œuvre.


Cette refonte va probablement s'articuler autour d’une nouvelle phase de décentralisation : carte des formations inscrite dans un paysage dessiné par la réforme des collectivités, filières qui servent la « rentabilité » des entreprises en produisant 50% d'une génération à bac+3 et les autres au niveau bac pro ou rien.


Allons-nous, dans ce contexte, continuer de construire de beaux bâtiments en fermant les yeux sur les objectifs de « compétitivité » qui leur sont assignés par l'État ? Serons-nous les artisans aveugles de nouveaux ateliers pour de nouvelles filières encore plus sous la coupe des choix patronaux ?


Personnellement, je ne le souhaite pas.



Etre de gauche aujourd’hui, c’est affirmer que l’objectif d’une politique visant à la réussite de toutes et tous, suppose la mise en place d’un grand service national de l’éducation et de la formation unifié véritablement gratuit et bien sûr laïque.


Engageons nos régions dans une riposte sans précédent permettant d’ouvrir des horizons de progrès pour les jeunes et les salariés en formation.


Réaliser cela impose de refuser la mise en concurrence des territoires, la décentralisation des personnels, comme celle de l’orientation, et de la conception de celle-ci comme simple adaptation aux flux des demandes patronales.


Interpellons fortement l'État sur ses responsabilités envers le service public national. Travaillons à une carte des formations permettant l’égalité d’accès aux filières quelles que soient les composantes sociales des populations sur les territoires.


Développons les éléments de la réforme alternative qui relève de l'État :

  1. Toutes les formations doivent avoir un programme national reconnu comme qualification commune aux titulaires de ce diplôme.

2.Les filières et les contenus doivent être repensés, à partir d’une volonté politique, développer le savoir émancipateur, celui qui forme le citoyen, qui contribue à son épanouissement, qui développe l’esprit critique. C’est en ce sens, que les 3 lycées (général, technique, professionnel), outils les plus efficaces de démocratie, doivent être repensés et réformés.


3.La formation initiale et continue des enseignants doit être adaptée pour satisfaire aux nécessaires changements pédagogiques et non liquidée comme le veut la droite.


Un mot de la formation professionnelle pour finir.

Le gouvernement veut actuellement vider les lycées professionnels au profit d'un apprentissage moins coûteux en personnels et plus directement au service d'intérêts privés. Nous devons ouvrir un débat national, et le relayer en région, sur la formation professionnelle initiale et continue.


Dans ce débat, on ne peut pas éviter la question de l'apprentissage, c'est à dire d'une organisation des CFA et d'un statut des apprentis qui répondent aux besoins sociaux.


On ne peut pas passer à côté de la question de l'AFPA, c'est à dire d'un réel service public de la formation pour adultes, en phase avec les nouvelles évolutions de l’emploi et du travail.


L’enseignement professionnel doit être revalorisé comme une réelle voie de réussite. Cela implique la création d’un service national de l’orientation scolaire qui oriente vers le professionnel autrement que « par défaut », et indépendant de la volonté des patrons de limiter les formations à leurs exigences à court terme.


En conclusion, je dirais que de la maternelle à l’université, en passant par le lycée et la formation professionnelle, nous devons engager une grande réforme progressiste, laïque, démocratique, qui sera en adéquation avec nos efforts pour créer et rénover les bâtis.

Ce qui, pour la formation professionnelle, nous le savons, fait débat et mérite d’être approfondi.

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Ecrire un commentaire - Par PCF AVEYRON
Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /Oct /2009 19:58

Cette conférence de presse de rentrée, est un peu tardive, je m’en excuse, tant il est vrai que cela fait plusieurs semaines que nous sommes sur la brèche.

Avec en point d’orgue, bien sûr, une exceptionnelle fête de l’humanité.

Un record d’affluence, un record de débats, un record de fraternité, une volonté de débattre, de construire….

et 1500 adhésions à notre parti, parmi eux une majorité de jeunes dont 2 aveyronnais.

Oui, il faut bien le reconnaître, nous avons vécu 3 jours de bonheur dans un environnement qui l’est moins tant il est marqué par ce rouleau compresseur Sarkoziste qui impose à notre pays et à notre peuple un véritable recul de civilisation.

Le chômage, la précarité ne cessent de croître au rythme des licenciements des dépôts de bilan, des fermetures d’entreprises.
La protection sociale, les services publics qui sont nos meilleurs atouts pour amortir le choc de la crise du capitalisme, sont agressés, démantelés, supprimés.

« Travailler plus pour gagner plus » disait Sarkozy. C’est très vite devenu travailler plus, plus longtemps pour gagner moins et pour certains c’est on supprime votre emploi et rejoignez les millions de chômeurs.

Même le dimanche, qui jusque là était protégé, est sacrifié au bon vouloir du Medef et de sa patronne Madame Parisot.

Mais, pour la marquise et les siens, tout va bien. Pour le seul 1er trimestre 2009, les entreprises du CAC40 ont engrangé 25 milliards d’euros de profits. C’est on ne peut plus clair. Qui paie la crise du système capitaliste ?

C’est le peuple, c’est nous.

Et cette crise n’épargne pas notre département.

Département rural, l’Aveyron est touché de plein fouet par la crise du lait. La réalité pour les producteurs tient en deux chiffres : en janvier 2008, les 1000 litres de lait étaient payés 378 euros. Ils sont payés aujourd’hui 265 euros et dans le même temps les prix de détail ont augmenté de 10% ! Les politiques menées en Europe et en France ont livré les producteurs aux grands groupes.

Département rural où l’emploi dépend pour une grande part de l’artisanat, de PME qui sont doublement victimes de la crise.
En effet, si Sarkozy a généreusement octroyé 360 milliards aux banques, ces mêmes banques ferment le robinet du crédit pour les artisans et les PME. Comme pour les salariés et les producteurs agricoles d’ailleurs.

Qui trinquent de cette situation : les salariés, victimes de licenciement, de mise en chômage partiel, de bas salaires.

Département rural, l’Aveyron est aussi victime du démantèlement et de la casse progressive des services publics.

L’Etat veut ouvrir le capital de La Poste au privé, nous refaire le coup de France Télécom.

Les logiques de rentabilité financière se traduiront par de nombreuses fermetures de bureaux, des suppressions d’emplois, du retard dans la distribution du courrier, la précarisation des postiers et un management militarisé menant à des dépressions ou conduisant au suicide comme à France Télécom.


Une votation citoyenne a lieu partout en France le 3 Octobre. Nous appelons les citoyens à y participer en nombre pour faire reculer le pouvoir.




C’est l’offre sanitaire de santé de notre département qui est remise en cause et c’est honteux car la santé qui comme on dit n’a pas de prix, doit être le bien commun de toutes et tous.

La loi Bachelot entre en vigueur avant même que les décrets d’application soient publiés.


C’est ainsi que pour ce qui concerne le Sud-Aveyron, c’est la mort annoncée de nos 2 hôpitaux publics de proximité au profit d’un soi-disant d’un nouvel établissement ! Or, la loi Bachelot, c’est un seul hôpital semi public pour 250 000 habitants, soit en gros la population aveyronnaise.

Je pourrais évoquer la SNCF qui abandonne le Frêt, qui ferme des lignes – celle de Millau-Clermont-Paris est très menacée- en contradiction totale avec le Grenelle de l’environnement, un environnement dont le pouvoir se moque mais qui sert de prétexte pour créer une nouvelle taxe, la fameuse taxe carbone imaginée par le socialiste Rocard et les Verts !


Je pourrais aussi évoquer l’énergie pour souligner la répression, la chasse aux syndicalistes orchestrée par le président de la République. A ce sujet, je serais présente demain à 10 heures, au rassemblement devant la Préfecture de Région à Toulouse pour soutenir les agents d’ ERDF sanctionnés pour fait de grève.

Je voudrais souligner la reprise des mobilisations, des luttes.

La résistance est à l’ordre du jour. Mais, il est temps d’aller au-delà, d’offrir à notre peuple qui souffre autre chose qu’un soutien de principe.

Il est urgent de construire une alternative, un rassemblement à vocation majoritaire autour de propositions qui s’attaquent vraiment aux logiques capitalistes, une alternative à la politique de Sarkozy.

Avec toutes les formations de gauche qui le souhaitent, les acteurs du mouvement social, les syndicalistes, avec le mouvement associatif dans toute sa diversité nous voulons faire émerger un projet.

C’est le sens de notre proposition de construire un Front de gauche élargi. C’est le sens de la proposition que nous avons lancé à la fête de l’Humanité, d’ateliers pour un projet de gauche.

Nous sommes engagés dans la préparation de 10 ateliers qui se tiendront dans les grandes villes de France du 10 au 23 octobre.

Les premiers auront lieu à Marseille, sur l’enjeu d’un nouveau mode de développement et à Grenoble, sur l’enjeu de la démocratie.

D’autre suivront sur l’éducation, la formation et la recherche, les services publics, les enjeux climatiques, l’utilisation de l’argent, la fiscalité.

Au terme d’un mois de débat public et de travail de propositions, nous annoncerons lors de notre Conseil National l’offre politique qui sera la notre pour les élections régionales.


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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /Sep /2009 21:41

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