Le projet de loi « Hôpital, patient, santé, territoire » qui sera débattu au Parlement en début d’année 2009, va bouleverser, si nous ne le mettons pas en échec, l’hôpital public pour en
faire une entreprise privée comme les autres.
Qu’on en juge :
- Le
titre I du projet prévoit que des missions de service public pourront être assurées par le secteur privé à but lucratif, avec des fonds publics !
Dans ces conditions, le privé prendra en charge tous les secteurs rentables, laissant à la collectivité les pathologies lourdes et longues.
- Un
mode de gestion chamboulé, calqué sur celui d’une entreprise privée, avec des objectifs de résultats, non pas sanitaires mais financiers. De fait, notre santé, nos vies, deviennent une
marchandise !
- Des
communautés de territoires (CHT) sont créées pour mettre en œuvre
restructurations et fermetures de sites jugés non rentables. En Aveyron, l’hôpital de Decazeville est ni plus ni moins condamné. Des hôpitaux comme ceux de Millau ou Saint-Affrique seraient
transformés en structures dédiées aux personnes âgées !
- Un
gigantesque plan social est envisagé. Il se traduirait par la suppression au plan national de 20 000 emplois.
Le projet Bachelot constitue la touche finale d’un plan commencé dans les années 90 par Alain Juppé alors Premier Ministre. Il est dans la continuité des derniers plans, visant à instaurer un
système à l’américaine, où seul les riches peuvent se soigner.
Et en 48 heures, 360 milliards d’€uros ont
été octroyés aux banques par Sarkozy !!!!
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Par PCF AVEYRON
Lundi 1 décembre 2008
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/2008
11:49
Nicolas Sarkozy a annoncé la création d’un fonds souverain doté de 20 milliards d’euro destiné à venir en aide aux entreprise française en difficulté. Pourtant à
regarder de plus près, ce fonds relève plus de l’opération marketing que d’une véritable politique industrielle.
Au lieu des 20 milliards annoncé, il s’agit plutôt de 6 milliards. La différence étant constituée des participations de l’Etat dans les grandes entreprises françaises et donc non disponible en
terme de liquidités pour des opérations de refinancement. Au regard de l’objectif annoncé, à savoir de défendre l’indépendance industrielle, le montant n’est assurément pas au niveau.
Autre danger, celui de laisser les commandes de ce fonds au main du patronat par l’intermédiaire de deux grands patrons (Sanofi-Aventis et PPR). Une fois de plus, comme il l’a déjà fait pour le
plan de sauvetage des banques, Nicolas Sarkozy nous vend à grand renfort de publicité le “retour de l’Etat ” mais il n’en est rien.
Pourtant, il y a besoin de solutions d’une toute autre ampleur. Elles passent par la création d’un pôle financier public comme nous le réclamons; pôle contrôlé réellement par les pouvoirs publics
qui aurait pour mission d’investir en favorisant le crédit en fonction de l’emploi, des salaires, de l’investissement et de la recherche. L’indépendance nationale n’a rien a gagné d’un nouveau
fonds souverain de plus ; fonds qui ont participé à cette guerre économique financière aujourd’hui en crise et dont le monde commence déjà payer la note.
Parti communiste français
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Par PCF AVEYRON
Lundi 1 décembre 2008
1
01
/12
/Déc
/2008
09:28