SECTION DE ST AFFRIQUE


Service ou servitude ?

La servitude est-elle la conséquence sine qua non du statut de
fonctionnaire ? Quel sentiment d'obligation cela implique-t-il ? Quelle
légitimité accorde-t-on automatiquement au système d'autorité dans lequel
on s'inscrit ?

La question se pose aujourd'hui à propos de l'obligation faite
aux directeurs d'école de mettre en place Base Elèves, et par conséquence
immédiate attribuer un numéro d'Identifiant National Elève à chaque enfant
dés l'âge de 3 ans.

OBEIR, SANS SAVOIR A QUOI .

Il est demandé aux directeurs d'agir sans réfléchir, de servir
sans chercher à savoir, de croire les yeux fermés à l'innocuité de l'acte,
à l'innocence des intentions.

Si personne n'avait réfléchi, ne s'était montré curieux et critique,
n'avait cherché à repérer quelle responsabilité devait être assumée en
conséquence du fichage, Base Elèves et la Banque Nationale Identifiant
Elèves auraient été mis en place en toute illégalité, portant atteinte à
la vie privée des personnes conformément aux Conventions des Droits de
l'Homme et aux Droits de l'Enfant.

Preuve en sont les reculées, rectificatifs et réarrangements apportés
depuis sa création, par le Ministère de l'Education Nationale.

OBEIR, SINON ..

Les moyens déployés pour obtenir l'obéissance sans conscience
sont proportionnels à la nécessité d'aboutir : menaces, harcèlements
téléphoniques, intimidations, sanctions financières, chantage à la
carrière = petits fascismes ordinaires, malheureusement, venant entacher
l'image d'une autorité qui se veut légitime.

Mais le danger de fond a été mis en évidence : il faut empêcher
l'enfant de devenir autre chose que ce qui est attendu de lui.
C'est-à-dire un adulte formaté, normalisé, évalué et évaluable à chaque
instant, et par là même craintif et soumis.

Pourtant, l'école n'a-t-elle pas pour mission de permettre aux enfants de
devenir des citoyens libres et responsables ? de devenir ce qu'ils ont
choisi d'être ?

Souhaitons - nous :

-Que nos enfants ne deviennent que des agents de la volonté
d'autrui ?

-Que devenu adulte, il sache abandonner son état d'homme
responsable pour n'être que sujet obéissant ?

-Qu'il perde son sens critique devant toute incarnation de
l'autorité, d'un expert ou d'un spécialiste ?

-Qu'il ne se sente responsable que de la manière dont il
exécute une action sans se sentir responsable de son contenu ?

-Qu'il accepte d'être évalué sur l'efficacité de sa servitude,
et parfois être primé, médaillé, récompensé, sans s'interroger sur la
moralité des valeurs qu'elle sous-tend ?

La démocratie est plus menacée par l'obéissance passive des
citoyens que par la désobéissance. La docilité crée les conditions
favorables à l'installation des fascismes et nationalismes. La servitude
(volontaire ?) des uns ne doit pas contraindre nos enfants à vivre dans la
servitude une fois adulte.

Marie-Lou Waligorski,

parent d'élève et membre du collectif St Affricain(12) contre Base Elèves
 

Attention aux écrans de fumées !

 

 La victoire de B. Obama a provoqué un grand élan dans le monde. Mais ne nous aveuglons pas trop. Que sa couleur de peau amène des changements de comportement , qu’elle donne de l’espoir aux minorités, aux opprimés, c’est un fait. ; mais il reste que ce nouveau président est pour la peine de mort, pour le port d’arme, contre l’avortement, contre le mariage homosexuel. Il est pour l’entreprise comme moteur de l’économie, le marché comme philosophie, le libre échange des capitaux qui spéculent sur nos richesses. Il est le président de l’Amérique et non du monde.
 Il veut la fin de la guerre en Irak, c’est tant mieux ; cela coûte cher et la crise du capitalisme nécessite que l’Etat américain ne disperse pas ses moyens. Les banques ont besoin de fonds, car la crise du capitalisme est là, et ceux qui veulent le sauver doivent mobiliser beaucoup de moyens.
 Il n’y a qu’a voir l’hyper président de la France et momentanément de  l’Europe se démener pour trouver 360 milliards d’euros pour notre pays et 1700 milliards pour l’ensemble de l’Europe.
 Mais pour le peuple, RIEN :

100 000 contrats aidés, rayés de la carte en 2007 vont être réhabilités en 2008. D’un exercice budgétaire sur l’autre, ce n’est pas une augmentation de moyens.
 Vouloir réduire le chômage est louable ; mais quand cela passe par les heures supplémentaires défiscalisées (donc contraire au développement de l’emploi), la fusion ANPE ASSEDIC
qui surveillera plus les chômeurs, la défiscalisation des investissements des entreprises (mais les banques ne leur prêtent plus), ce n’est pas réduire le chômage, c’est l’accompagner socialement, méthode  tant dénoncée par la Droite en son temps.
 Le MEDEF se mêle aussi de la partie en réclamant la suppression des acquis du Conseil National de la Résistance (sécurité sociale, services publics, statut du fonctionnaire …).
 Toutes les structures du pays, communes, départements, régions, se préparent à une année 2009 de stagnation voire pire, alors que les emplois devraient se créer sur le terrain dans les PME.
 Le peuple attend de la Gauche pour qu’elle recrée l’espoir. Et, malheureusement ce n’est pas en maintenant

nant le suspens sur le futur dirigeant du PS que des solutions se font jour.
 Il faut aujourd’hui une vraie transformation de notre société. Les Communistes en discutent dans le cadre de la préparation de leur congrès.
Ils s’appuient sur l’état de la planète, du monde et de son système économique. Tout le monde parle de rupture mais personne d’autre que les Communistes ne proposent des solutions pour le bien-être des gens et de leurs enfants et capables de les mettre en œuvre dans un gouvernement au service de l’ensemble de la nation.
 Il ne suffit plus de parer aux coups portés à nos acquis et ceux de nos parents, soyons novateurs ensemble.
 Ces propositions sont dans les articles que les communistes écrivent , dans les tracts qu’ils distribuent sur les marchés, dans « l’Humanité». 
 Il faut s’en emparer, les amender, les compléter, et faire en sorte qu’elles deviennent l’espoir du plus grand nombre.

Pour la section de Saint-Affrique
- Claude CHARON -

Quinze milliards de cadeaux fiscaux dont la majeure partie aux plus riches n’auront pas suffi.
Aujourd’hui, Sarkozy et son gouvernement vont plus loin : un fonctionnaire sur deux ne sera pas remplacé. Au-delà de l’attaque sur l’emploi, certains secteurs sont touchés de plein fouet par manque de personnel : ce sont les services publics, éducation nationale, hôpitaux, transports, culture qui sont les plus visés.

Vous avez besoin de ces services ? Vous avez de l’argent, adressez-vous au privé !
On nous parle de solidarité alors qu’on liquide le projet de revenu de solidarité active (RSA) élaboré par Martin Hirsch, qu’on attaque frontalement le logement social, la santé, la formation professionnelle.
Pendant ce temps, pour faire plaisir au président américain, la France va réintégrer l’Otan et envoyer 700 militaires en Afghanistan : coût 1 milliard d’euros.
Pendant ce temps, les caisses noires du patronat se remplissent et les actionnaires du CAC 40 se partagent les dividendes ( 40 milliards d’euros).
Cette société, ces mesures, sont des choix de classe.
Si certains ( comme l’opposition au conseil municipal de Saint Affrique) clament que les communistes n’aiment pas les patrons, nous, nous réclamons plus de solidarité et de répartition équitable des richesses produites.
Peut-on rester insensible quand les retraités, « nos vieux », défilent dans les rues pour faire augmenter le fruit de leur vie de labeur ?
Et quand  plus de 25 000 handicapés manifestent pour vivre dignement, peut-on rester passif ?
Les défenseurs de cet ordre-là (la droite) ont pris une gifle aux dernières élections. Les différents échelons territoriaux deviennent un rempart contre l’exclusion et pour de nouvelles solidarités. La commune, le département, la région doivent être le haut-parleur de cette détresse. Dans le même temps ils doivent stigmatiser les responsables de cette situation en refusant les transferts de charges et de responsabilités que l’Etat veut leur imposer sans compensation équitable.

Pour les communistes, il en est ainsi de leur rôle dans ces instances : ils oeuvrent pour que les efforts demandés soient justement répartis et que la redistribution de la solidarité aille aux plus démunis. C’est comme cela que se bâtit une société moderne.

Les communistes  participent dans l’action aux mouvements sociaux qui, aujourd’hui, prennent une dimension sans précédent. Que chacun, chacune, à son niveau, participe à ce mouvement pour une société plus juste.


Pour les communistes
du Saint Affricain
Claude CHARON

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