SECTION DE ST AFFRIQUE

Cette réflexion de Dylan Thomas (poète et écrivain Gallois) reflète bien la nécessité du moment.
Un an après l’élection de Nicolas Sarkozy, où en est le pays ?
La déception est grande (pas pour tout le monde) Il a voulu nous faire croire que les mauvais sondages le concernant étaient dus à la forme : son comportement, sa vie privée, son style, etc…Après 2 heures d’émission, le constat est rude : la désaffection des Français est sur le fond.
L’inflation  n’a jamais été aussi forte depuis 20 ans. Elle porte beaucoup sur les produits de base. Les gens ont faim. Ils ont du mal à se loger, à se soigner. Ils sont obligés de priver leurs enfants. Les associations caritatives n’arrivent plus à aider les pauvres.
Et pendant ce temps, les profits n’ont jamais été aussi importants. La crise des « subprimes » en Amérique amène les masses financières à spéculer sur le blé, le riz, le café etc…au risque (déjà établi) d’affamer des populations entières. Les manifestations contre la faim en Afrique rappellent étrangement les jours précédant notre révolution française. Les peuples du monde ont faim et l’on choisit la voiture plutôt que la nourriture.
Les capitalistes spéculent sur l’agroalimentaire pour en faire du « biocarburant » provoquant la rareté des produits alimentaires. Et voilà que les OGM pourraient sauver la planète ! On marche sur la tête.
Après les cadeaux fiscaux aux plus riches, Nicolas Sarkozy s’attaque aux chômeurs, à la carte famille nombreuse, aux allocations familiales, à notre système de santé par les franchises médicales et la fermeture programmée des petits hôpitaux, aux acquis pour prendre sa retraite, aux 35 heures.
Il faut inverser la tendance. L’augmentation des salaires, c’est du pouvoir d’achat, des cotisations sociales et de retraite en plus ; et c’est possible.
La forte augmentation des salaires des ouvriers roumains qui fabriquent la Logan a-t-elle mis Renault en péril , NON !
En 1936, la création des congés payés, a-t-elle crée des faillites d’entreprises, NON !
En 1968, l’augmentation de plus de 30 % du SMIC a-t-elle provoqué des fermetures d’entreprises, NON !
Les luttes sont nécessaires : celle des lycéens et du corps enseignant qui ne veulent pas voir brader l’Education de nos enfants ; celle des fonctionnaires qui sont conscients que la défense des services publics et de l’emploi sont indissociables ; celle du monde du travail qui défend nos retraites avec âpreté ; celle des handicapés qui veulent vivre dignement ; celle des sans papiers qui travaillent et paient des impôts depuis des années en France.
Que tous ces mouvements convergent. La division et l’opposition entre catégories sociales  animées par le pouvoir sont un piège et un danger pour l’action. Que le rassemblement soit l’objectif des syndicats et de tous ceux qui concourent à la montée des luttes. Ainsi satisfaction sera obtenue pour le bien de TOUS.

               Pour les communistes du Saint Affricain 
                                    - Claude CHARON -
 

 

La population du Saint Affricain (et au-delà) a de nouveau fait reculer le Pouvoir.
Notre hôpital reste un vrai hôpital. A coté de la médecine, de la chirurgie, de la maternité, il développera d’autres offres de service : cardiologie, ophtalmologie, plus d’urgentistes, et d’anesthésistes, etc.…
C’est bien le moins pour garantir un accès aux soins dignes de ce nom à chacun et à tous. Cela est dû à l’opiniâtreté des usagers, des médecins (de ville et hospitaliers), des élus et des salariés de l’établissement.
Car, qu’on le veuille ou pas, l’hôpital c’est aussi des emplois ( plus de 300 à Saint Affrique). Et ces salariés vivent au Pays avec leurs familles. Celles-ci se logent, consomment. Au-delà de l’accès aux soins sont donc intéressés par la pérennité de l’hôpital, , les commerçants, les artisans, les propriétaires de logement, les communes, les services publics (école, poste, impôts, etc.)
Certains, de bonne foi, pensent que pour conserver un message clair de défense de notre hôpital, il faudrait mettre de côté cet aspect.
Mais pour le Pouvoir ce sont des objectifs liés. Supprimer les hôpitaux de proximité, c’est aussi participer  au « principe » de faire des économies et ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux.
Alors oui, avoir gagné le maintien de notre hôpital, et son expansion c’est participer aussi à la défense de l’emploi, et à la défense de notre ruralité. C’est aussi cela les fruits de l’action collective.


    Pour les communistes du Saint Affricain 
    Claude CHARON


Que n’entend-on pas aujourd’hui sur le pouvoir d’achat.
Pour commencer, démontons ce discours ambiant : « si les gens n’y arrivent pas, c’est qu’ils consomment mal et qu’ils ne travaillent pas assez. » Pour preuve, dans sa prestation télévisée sur le thème du pouvoir d’achat le Président de la République s’est cantonné à un point : « il faut travailler plus pour gagner plus ».
Mais cette solution miracle n’est pas une augmentation du pouvoir d’achat, c’est exploiter plus. Une augmentation du pouvoir d’achat se compare à travail égal. De plus sa logique se heurte à la réalité. Il ne peut l’appliquer ni au travailleurs à temps partiel, ni aux chômeurs, ni aux retraités.
L’idéologie étant globale en la matière, il y a un complément à cette logique. Tous les media nous le disent à travers de nouvelles émissions sur la consommation et sur l’environnement : « consommez moins, mieux, donc moins cher ». En matière d’énergie, ayez les moyens d’accès à l’énergie renouvelable et vous dépenserez moins ; et puis, éteignez vos ampoules qui ne servent à rien, vous consommerez moins, vous économiserez et effectuerez un geste pour l’environnement. Si on ne peut qu’être d’accord avec cela, alors demandons aussi aux entreprise polluantes ou grosses consommatrices d’énergie d’en faire autant, demandons à l’Etat de favoriser le rail plutôt que la route, lui qui ferme les lignes SNCF. Que tout le monde s’y mette. Mais on voit bien que le problème du pouvoir d’achat est ailleurs.
Concernant les dépenses du quotidien, croit-on un seul instant que pour nourrir une famille, les gens dilapideraient leur pouvoir d’achat. Dans les supermarchés, combien de gens comparent les prix pour dépenser moins. Combien de gens ne vont pas au marché ou chez les commerçants du centre ville. Les salariés et au delà les citoyens n’ont de leçon à recevoir de personne pour dépenser moins, ils y sont forcés.
Mais augmenter le pouvoir d’achat relève d’une autre logique. Au lieu de leur demander de se faire plus exploiter, pourquoi ne pas appliquer une redistribution des richesses de ce pays pour tous : salariés à temps plein et à temps partiel, chômeurs, retraités. Mais pour cela, il faut s’attaquer aux profits gigantesques des grandes entreprise. Il faut en prendre une partie pour de meilleurs salaires, de meilleurs prestations sociales. Ceci développerait la relance et dynamiserait la relance si dure à venir.
C’est à ce prix que notre pays s’en sortira, sans culpabiliser une partie de sa population.
Dernière minute : les résultats du Téléthon (moins 4 millions d’euros par rapport à 2006) démontrent que les citoyens ne peuvent plus assumer autant qu’avant leur désir de générosité. C’est un signe de plus de la dégradation de la situation. 

 

      Pour les communistes du Saint Affricain
      Claude CHARON.

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