ELECTIONS EUROPEENNES 2009

Après tout, c'est peut-être le droit des rédactions de TF1 et de France2 de considérer que plus de 6.000 personnes réunies un dimanche après midi au Zénith pour le lancement du Front de gauche pour changer d'Europe est un non événement. Après tout, si Evo Morales, Aminata Traoré, Oskar Lafontaine, Lothar Bisky, Leïla Shahid... prennent le soin d'envoyer leur soutien, c'est leur affaire, pas celle de Claire Chazal et de Laurent Delahousse. Et pourquoi serait-on obligé de s'intéresser à l'arrivée de militants et responsables du NPA qui rejoignent, dans ce Front de Gauche, le Parti communiste et le Parti de Gauche ?


Après tout, ce doit être aussi le droit des responsables de la rédaction de France2 de choisir cette grande figure du féminisme qu'est Gisèle Halimi pour en faire le sujet phare de son journal du soir du 8 mars. Devraient-ils pour autant se sentir contraints d'informer les téléspectateurs que cette même Gisèle Halimi ouvrait ce même 8 mars le meeting du Front de Gauche ?

Après tout, dans son édition de lundi, Libération a bien le droit de choisir de faire deux pages sur les sautes d'humeur entre le Nouveau Centre et l'UMP et un interview de Balladur. Ce n'est pas parce qu'on se dit de gauche  qu'on est obligé de parler du Front de Gauche et qu'on ne doit pas s'intéresser à la droite . Et ce n'est  pas parce qu'on s 'appelle Le Parisien qu'on doit écrire sur un meeting parisien. C'est bien mieux d'interviewer sur trois pages la présidente du MEDEF, de nous livrer le scoop de la semaine : le Facteur ne sera pas tête de liste et de nous raconter le rêve présidentiel que François Copé a fait en Corse.

Après tout, c'est aussi le droit de France Inter d'approfondir longuement ce matin le grave sujet que constitue le silence de Bertrand Delanoë dans les débats internes du PS.

Après tout, les mêmes causes produisent souvent les mêmes effets. En 2005, c'est avec plusieurs mois de retard que les rédactions ont dû admettre la force du non au traité constitutionnel. On connait l'effet papillon mais il y a aussi l'effet boomerang. Vous savez, l'objet qui revient droit dans la figure de celui qui le lance de travers.


Ecrire un commentaire - Par PCF AVEYRON
Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /Mars /2009 17:32

Déclaration de
Alain FARADJI, Céline MALAISÉ, Christian PICQUET, Francis SITEL

Le 7 juin, des millions d’hommes et de femmes, par-delà leurs préférences partisanes, doivent pouvoir concentrer sur le même bulletin de vote leur rejet de la sainte-alliance du pouvoir sarkozyste et d’un patronat réactionnaire, leur soutien à une politique de rupture face à la crise historique du capitalisme, leur aspiration à une autre Europe, sociale, démocratique, écologique, pacifique et ouverte à la coopération entre les peuples.

Malheureusement, le conseil politique national du Nouveau Parti anticapitaliste vient de refuser la proposition d’un Front de gauche réunissant, pour les prochaines élections européennes, l’ensemble des forces de la gauche de gauche.

Nous redoutions cette issue. Nous avons tout fait pour convaincre militants et responsables du NPA de ne pas commettre cette lourde faute politique. Désormais, à nos yeux, les choses sont claires : seul l’élan unitaire à même de se former autour de la proposition d’un Front de gauche est de nature à battre les logiques de division.

En toute responsabilité, cohérents avec notre engagement militant, nous ne pouvons nous incliner devant l’éparpillement délibéré des forces anticapitalistes.

Nous ne pouvons nous résigner au fait que le monde du travail ne dispose, une fois encore, d’aucun choix crédible à gauche, face à un Parti socialiste définitivement enfermé dans une politique de renoncement et dans son approbation du calamiteux traité de Lisbonne.

Nous ne pouvons accepter que la direction du NPA fasse passer ce qu’elle croit être un intérêt de parti avant celui du peuple de gauche et d’un mouvement social en quête d’une réponse à la hauteur de ses résistances et de ses mobilisations. Comment, en effet, ignorer la profondeur des attentes exprimées par les très nombreuses luttes pour l’emploi, les salaires ou les droits, que va de nouveau exprimer la grande journée du 19 mars ?

Nous ne pouvons renoncer à la possibilité de mettre en place un Front de gauche où chacun puisse, sans gommer ses spécificités, défendre une politique alternative à un néolibéralisme dont la faillite planétaire n’est plus à prouver. Un Front qui ait pour ambition de rassembler à égalité des traditions différentes et d’œuvrer à une puissante dynamique populaire à l’image de la campagne référendaire de 2005.

Nous décidons donc de nous engager dans la construction du Front de gauche, pour apporter notre contribution à l’élaboration de ses propositions politiques, pour travailler à son élargissement, pour oeuvrer à une campagne offensive parce que largement pluraliste, pour aider à son enracinement militant sur le terrain.

L’enjeu est décisif : il est de faire exister une gauche de gauche crédible dans ce pays, une alternative pour les luttes et pour les élections.

Nous appelons celles et ceux partageant nos convictions à accomplir la même démarche. Qu’ils soient comme nous militants du NPA, sympathisants de ce dernier, issus d’autres cultures, syndicalistes ou animateurs du mouvement associatif, hommes et femmes en attente d’une gauche radicale, unitaire et transformatrice.

Nous leur proposons de construire avec nous le mouvement « Gauche unitaire », nouvelle composante du Front de gauche, et de se retrouver, pour le fonder officiellement, le 14 mars prochain, à Paris.

Il s’agit de nous doter d’un cadre collectif contribuant, dans l’immédiat, à construire une dynamique de rassemblement autour du Front de gauche et agissant ainsi pour que les anticapitalistes unis deviennent, demain, une véritable force. Et ce, à la manière d’un trait d’union, dans la perspective d’un rassemblement durable seul à même de changer la donne à gauche.

Déclaration de
Alain FARADJI, Céline MALAISÉ, Christian PICQUET, Francis SITEL

Le 7 juin, des millions d’hommes et de femmes, par-delà leurs préférences partisanes, doivent pouvoir concentrer sur le même bulletin de vote leur rejet de la sainte-alliance du pouvoir sarkozyste et d’un patronat réactionnaire, leur soutien à une politique de rupture face à la crise historique du capitalisme, leur aspiration à une autre Europe, sociale, démocratique, écologique, pacifique et ouverte à la coopération entre les peuples.

Malheureusement, le conseil politique national du Nouveau Parti anticapitaliste vient de refuser la proposition d’un Front de gauche réunissant, pour les prochaines élections européennes, l’ensemble des forces de la gauche de gauche.

Nous redoutions cette issue. Nous avons tout fait pour convaincre militants et responsables du NPA de ne pas commettre cette lourde faute politique. Désormais, à nos yeux, les choses sont claires : seul l’élan unitaire à même de se former autour de la proposition d’un Front de gauche est de nature à battre les logiques de division.

En toute responsabilité, cohérents avec notre engagement militant, nous ne pouvons nous incliner devant l’éparpillement délibéré des forces anticapitalistes.

Nous ne pouvons nous résigner au fait que le monde du travail ne dispose, une fois encore, d’aucun choix crédible à gauche, face à un Parti socialiste définitivement enfermé dans une politique de renoncement et dans son approbation du calamiteux traité de Lisbonne.

Nous ne pouvons accepter que la direction du NPA fasse passer ce qu’elle croit être un intérêt de parti avant celui du peuple de gauche et d’un mouvement social en quête d’une réponse à la hauteur de ses résistances et de ses mobilisations. Comment, en effet, ignorer la profondeur des attentes exprimées par les très nombreuses luttes pour l’emploi, les salaires ou les droits, que va de nouveau exprimer la grande journée du 19 mars ?

Nous ne pouvons renoncer à la possibilité de mettre en place un Front de gauche où chacun puisse, sans gommer ses spécificités, défendre une politique alternative à un néolibéralisme dont la faillite planétaire n’est plus à prouver. Un Front qui ait pour ambition de rassembler à égalité des traditions différentes et d’œuvrer à une puissante dynamique populaire à l’image de la campagne référendaire de 2005.

Nous décidons donc de nous engager dans la construction du Front de gauche, pour apporter notre contribution à l’élaboration de ses propositions politiques, pour travailler à son élargissement, pour oeuvrer à une campagne offensive parce que largement pluraliste, pour aider à son enracinement militant sur le terrain.

L’enjeu est décisif : il est de faire exister une gauche de gauche crédible dans ce pays, une alternative pour les luttes et pour les élections.

Nous appelons celles et ceux partageant nos convictions à accomplir la même démarche. Qu’ils soient comme nous militants du NPA, sympathisants de ce dernier, issus d’autres cultures, syndicalistes ou animateurs du mouvement associatif, hommes et femmes en attente d’une gauche radicale, unitaire et transformatrice.

Nous leur proposons de construire avec nous le mouvement « Gauche unitaire », nouvelle composante du Front de gauche, et de se retrouver, pour le fonder officiellement, le 14 mars prochain, à Paris.

Il s’agit de nous doter d’un cadre collectif contribuant, dans l’immédiat, à construire une dynamique de rassemblement autour du Front de gauche et agissant ainsi pour que les anticapitalistes unis deviennent, demain, une véritable force. Et ce, à la manière d’un trait d’union, dans la perspective d’un rassemblement durable seul à même de changer la donne à gauche.


Ecrire un commentaire - Par PCF AVEYRON
Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 23:25

Présentation

Images Aléatoires

  • Fete-Millau-PCF--170-.jpg
  • Meeting-Carmaux--38-.jpg
  • Fete-Millau-PCF--127-.jpg
  • Fete-Millau-PCF--157-.jpg
  • Fete-Millau-PCF--32-.jpg
  • Fete-Millau-PCF--123-.jpg
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés