POLITIQUE

Elodie Lepont-Jubin, 33 ans, auto-entrepreneur figurait parmi l’une des rares du panel à être plus ou moins satisfaite de l’action du Gouvernement.

Une seule petite critique de sa part sur le statut d’auto-entrepreneur qui exige selon elle trop de paperasseries administratives (il faut bien faire vrai) mais son témoignage reste un des rares positifs sur le panel des Français pourtant sélectionné par TF1.

Oui mais voilà, Elodie était déjà convaincue par l’action du Gouvernement de François Fillon qu’elle comparait déjà au mois de décembre 2009 à « une vraie rock star » comme en témoigne son interview au journal local de Nuits-Saint-Georges (Côte-d’Or, en Bourgogne).

 

sarkoland

 

 

Après l’auto-entrepreneuse qui était déjà conquise par l’action gouvernementale, d’autres personnes issues du panel semblent tout de même complaisantes.

Rex Kazadi, par exemple, se disait satisfait hier soir des Unités territoriales de quartier (UTEQ). Ignorant, il ne sait pas que les UTEQ ne seront déployées qu’à un tiers, faute de moyens. « Où en est le plan banlieue de Mme Amara ? » Rex Kazadi s’est fait connaître en 2007, en participant à un rapport sur les violences en banlieues suite aux incidents à Villiers le Bel. Rex est content de la sécurité dans les banlieues. Sans contradicteur, encouragé par ce banlieusard si clément, Sarkozy déroule son argumentaire sur ses réussites en matière de lutte contre l’insécurité, l’intégration scolaire et même le débat identitaire. Long monologue où personne ne contredit. Mais rien en revanche sur la progression des violences aux personnes…

Quant à Jimmy Bils, celui qui est présenté comme un pauvre petit chef d’entreprise qui compte 160 camions, est en fait directeur général délégué de la société Simastock (transport routier).

43 ans, 3 enfants vivant à Douai, il est aussi administrateur au MEDEF de Douai comme le prouve le site de cette organisation.

Et comme certains patrons, il s’inquiète de la taxe Carbone mais participe à la progression du chômage. Dans une interview à La Voix du Nord, il déclarait le 28/11/2009 : « On a mis un terme à 70 CDD et fait partir en retraite 30 personnes. Des chauffeurs, une trentaine, ont accepté de devenir caristes chez Simastock. » C’est loin des discours de la LCR…

Hier soir sur TF1 Nicolas Sarkozy ne débattait donc pas avec « Les » Français mais plutôt « Des » Français, bien « triés sur le volet ».

Source

Faire émerger une autre gauche.

Telle est l’ambition du PCF.

 

MGB_Millau.jpg Lorsqu’au 34e congrès, nous avons majoritairement adopté une stratégie dite de « Front de Gauche » pour aller vers un Front Populaire à vocation majoritaire, nous avions comme ambition, l’urgence de faire émerger une autre gauche, rassemblée, unie autour d’un projet anti-capitaliste, porteuse d’éthique. Une gauche qui ne cède pas aux diktats du grand patronat, aux géants de la finance, comme le fait le Parti Socialiste. Et s’il fallait illustrer ce que je déplore, l’actualité la plus récente ne manque pas d’exemples.

En 48 heures, nous avons vu, Martine Aubry voler au secours de Sarkozy pour tenter d’imposer un recul de l’âge ouvrant droit à la retraite, portant un coup très dur aux syndicats et à notre peuple. A aucun moment, la 1er secrétaire du PS ne s’est posé la question d’élargir l’assiette des cotisations aux revenus financiers !

Pour rester sur la même longueur d’ondes, François Hollande, qui ne rêve que de l’Elysée, affirme que l’Etat ne peut pas tout et que la gauche au pouvoir, n’augmenteraient pas nécessairement les salaires ! Le même jour, on prenait connaissance du salaire de Monsieur Proglio, PDG d’EDF (200 fois le SMIC) ou encore des 70 milliards d’euros de profits réalisés en 2009 par les entreprises du CAC40 !

Cette gauche est bien, hélas, celle du renoncement, de la capitulation, comme l’a démontré sur un plan local, l’attitude de Messieurs Fauconnier et Durand au sujet de nos hôpitaux de proximité.

Dans ces conditions, je me félicite que nous ayons vu juste, en faisant le choix d’une nouvelle gauche, une gauche qui unit et rassemble autour de valeurs progressistes, en s’ouvrant au mouvement social et associatif.

Ce sera le cas dans l’Aveyron pour les élections régionales, où la liste du Front de Gauche sera jeune, dynamique, elle fait une très large place aux militants associatifs, aux syndicalistes, aux représentants des villes comme du monde rural.

Sur le plan national, d’autres formations politiques ont rejoint le Front de Gauche, les Alternatifs, République et Socialisme…et nous n’en sommes d’au début d’une nouvelle démarche. Dans 2 régions, le NPA a accepté de nous rejoindre, notamment en Languedoc-Roussillon. Je regrette le choix du NPA en Midi-Pyrénées de conduire des listes autonomes, d’autant qu’à Millau comme dans beaucoup de villes, nous sommes ensemble dans le luttes. La division n’aide pas à l’émergence de cette autre gauche que notre peuple espère.

Mais, l’essentiel, l’espérance est dans ce qui bouge et avance, et ce qui bouge et avance, c’est le Front de Gauche.

 

Martine Perez, conseillère régionale communiste.

 

UN PARTI REVOLUTIONNAIRE, UNE STRATEGIE REVOLUTIONNAIRE

 

André PEREZ, membre de l’exécutif départemental et secrétaire de la section de Millau du PCF a animé cette soirée à laquelle ont participé une bonne quarantaine de militants, venus de tout le département. Ci-dessous le résumé de son l’intervention liminaire.

 

                                                                        34ème congrès

 

A une large majorité, le congrès a décidé d’être et de rester le Parti révolutionnaire dont la France a besoin. Autrement dit, il se fixe comme objectif le dépassement du capitalisme par un processus de luttes, de victoires électorales, d’avancées économiques, sociales, modifiant le rapport dominant/dominés.

La démocratie est à la fois, un but et le moyen de notre ambition, un moyen qui est, bien entendu, l’objet d’une intense guerre idéologique.

D’où l’importance des soirées éducatives, de la lecture (Humanité…), afin même de contester l’offensive capitaliste.

 

UNE STRATEGIE REVOLUTIONNAIRE

 

La gauche a, depuis des décennies, exercé le pouvoir à plusieurs reprises. Elle n’a pas réussi à changer radicalement la société, à changer la vie.

Pire, ces expériences se sont souvent soldées par des échecs entraînant un retour au pouvoir d’une droite dure, un recul du Parti Communiste et une montée de l’abstention.

Lors du 34ème congrès, le parti a estimé que notre stratégie devait reposer sur « 3 piliers » intimement liés entre eux. Que l’un fasse défaut et l’échec est au bout.

 

Ces trois piliers sont :

-         le projet en dehors duquel être de gauche n’a pas de sens ;

-         Le rassemblement majoritaire sans lequel un projet aussi bon et cohérent soit-il, n’entrera jamais dans la vie et donc devient inutile ;

-         L’intervention consciente, la détermination des citoyens, des acteurs du mouvement social.

 

Le Parti communiste en est arrivé là en tirant toutes les leçons des expériences passées ; en particulier :

-         le front populaire

-         l’union de la gauche autour du programme commun

-         la gauche plurielle

-         le 29 mai 2005 et la victoire populaire du NON au référendum sur le projet de constitution européenne.

 

LE FRONT POPULAIRE

 

Cette victoire populaire en 1936 est une réponse à la crise économique, sociale des années 30 ainsi qu’à la montée du fascisme.         

Alors que la gauche non communiste se compromettait avec la droite, Maurice Thorez lance en 1934 le mot d’ordre de Front Républicain contre le fascisme mais aussi pour un programme social avancé.

Une des caractéristiques essentielles de cette victoire reste le non état de grâce suite à l’arrivée du Front Populaire au pouvoir. Le peuple fait entendre sa voix : grève générale, occupation des usines…

La suite  est connue : semaine de 40 heures, congés payés…

Leçon importante  de cette page historique qui fait référence. Nous avons réuni les trois piliers évoqués, à savoir : - un bon programme économique et social

 - un rassemblement majoritaire puisque victorieux aux élections

 - l’intervention déterminée du peuple.

 

L’UNION DE LA GAUCHE AUTOUR DU PROGRAMME COMMUN

 

Tirant les leçons de l’échec d’après mai 68, le PCF lance l’idée d’une union de la gauche autour d’un programme commun de gouvernement.
Au congrès d’Epinay en 1971, Mitterrand réunifie toutes les composantes socialistes, prenant la tête du PS. En 1972, il signe le programme commun, persuadé qu’il prendra trois millions de voix au PCF.    

Le 10 mai 1981, la gauche est au pouvoir. Mitterrand a réussi son entreprise et va en deux ans remettre en cause le programme commun, provoquant le départ des ministres communistes.

Il manquait un pilier, mais un pilier essentiel : l’intervention consciente du peuple qui soutenait davantage l’union des forces de gauche plutôt que le contenu et la logique d’un programme conçu en dehors de lui, par des experts.

Pour employer une image, le peuple s’est mobilisé sur la vitrine et non sur l’essentiel, l’intérieur du magasin.

 

LA GAUCHE PLURIELLE

 

Victoire de la gauche aux législatives de 1997, suite à la dissolution de l’Assemblée Nationale. Lionel Jospin est nommé Premier Ministre. Nous allons au gouvernement dans des conditions très défavorables :

-         pas de programme, tout au plus quelques engagements,

-         une intervention citoyenne très limitée et pour cause !

L’échec est terrible pour Jospin, mais surtout pour le PCF qui a perdu son identité révolutionnaire, apparaissant comme une simple composante de la gauche dominée par un PS de plus en plus social libéral et hégémonique.     

 

2005 –  REFERENDUM

PROJET DE CONSTITUTION EUROPEENNE

 

Première remarque importante : la victoire populaire du 29 mai 2005 part, trouve son origine dans un projet. Ce projet, c’est celui d’un traité constitutionnel, un projet global, cohérent qui propose d’inscrire dans le marbre constitutionnel les contours d’une Europe capitaliste. 

Et là, le PCF, Marie George Buffet en tête, va mettre en application ce que doit être une stratégie révolutionnaire, avec la démocratie prise comme un moyen pour gagner.         

Nous allons, d’entrée, mener deux grandes campagnes dans une :       

-         la première concerne le MOYEN pour GAGNER : Intervention citoyenne – bataille pour un référendum.

-         La deuxième concerne le projet. Très complexe, mais qu’on va arriver à décortiquer puis, à démontrer que, dans sa globalité, dans sa cohérence, il constituait tant du point de vue social, sociétal, économique, environnemental, une machine de guerre contre les peuples.

-         Et ce double travail nous permet très vite de fixer un objectif, celui du rassemblement majoritaire, celui du NON DE GAUCHE.

 

Marie- George Buffet : « quand on est de gauche, on ne peut que voter NON. »

 

La suite, on la connaît. Et il est important d’en tirer toutes les leçons.

A savoir tout ce que nous avons réussi à faire bouger. Ex. : au PS, y compris dans la direction – A la CGT.

Et surtout, il s’agit d’une victoire populaire, un vote majoritaire de classes, comme l’ont reconnu tous les observateurs reposant sur les trois piliers :

-         le projet (en l’occurrence l’opposition à un projet)

-         le rassemblement majoritaire, nous n’avons fixé aucune frontière préalable

-          l’intervention citoyenne.

 

CONCLUSION : LA POLITIQUE DES FRONTS

 

La politique des Fronts décidée au 34ème congrès est ainsi la réponse apportée à nos échecs, mais aussi à nos succès.

 

Nous voulons élaborer un bon projet anticapitaliste, antilibéral, redonnant sens à la politique, permettant à notre peuple de retrouver le chemin des urnes comme il a su le faire le 29 mai 2005. C’est la raison pour laquelle nous associons aujourd’hui à nos ateliers, les organisations syndicales qui le souhaitent, diverses associations, tous les partis de gauche sans exclusive.

Nous travaillons à un rassemblement à vocation majoritaire autour de ce projet. Ce qui exclut ceux qui restent figés sur des positions essentiellement protestataires, donc totalement inutiles, et qui refusent de participer aux exécutifs. C’est aussi vrai pour ceux qui prônent une alliance avec un partie de la droite….fût-elle baptisée MODEM !

Enfin, garantie essentielle pour ne pas connaître des lendemains électoraux qui déchantent et déçoivent, faire de chaque citoyen, autant que faire se peut, un acteur conscient et déterminé du changement, le partenariat avec les acteurs du mouvement social, dans le respect absolu de leur champ d’intervention, de leur originalité.

 

C’est dans ce cadre que nous devrons décider de nos alliances pour les prochaines régionales, en ne perdant pas de vue l’essentiel, à savoir que notre ambition, même s’il est très important d’avoir des élus, n’est pas de devenir une sorte de PRG bis n’existant qu’artificiellement par ses élus, mais de peser de façon décisive sur les choix de société, autrement dit de rester le parti révolutionnaire.

 

Télécharger le document

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés