Il s’était présenté comme le candidat du pouvoir d’achat. Sarkozy ne nous paie que de mots (maux ?): défiscalisation des heures supplémentaires, banalisation du dimanche, évocation timide d’une réforme du mode d’indexation des loyers.  L’électeur qui espérait « travailler plus pour gagner  plus » est loin du compte. C’est bien sûr la faute aux 35 heures! Fillon va les enterrer. Pas un mot sur la revalorisation du SMIC. D’un côté la flambée des prix alimentaires, des loyers, du carburant , les allègements de charges pour le Medef et 14 Milliards pour les riches. De l’autre, les salaires et le pouvoir d’achat rognés, le travail précarisé (voir article sur Géant à Decazeville).

 Il nous avait dit que la santé serait sa préoccupation première. 78 services de chirurgie et de maternité ont  fermé de 1997 à 2004. Aujourd’hui,  le mouvement s’amplifie à St Affrique. Lannemezan, Ivry, Clamecy. Les établissements sont confrontés à des décisions dramatiques prises au mépris des besoins réels et des réalités géographiques. Outre l’inégalité dans l’accès aux soins, le déménagement du territoire s’accentue. Il nous avait promis la rupture, c’est la rupture sociale.

 Il s’était prononcé pour une justice plus réactive, plus ferme. Il dépénalise les chefs d‘entreprises. Il s’en prend à l’aide juridictionnelle. Il supprime en masse les conseils de prud’hommes, comme à Decazeville, afin de dissuader les salariés d’y avoir recours. Il ferme le TGI de Millau. Là où Dati passe, les tribunaux trépassent. On s’achemine vers  le désert judiciaire et la mise sous tutelle des magistrats.

 Il se donnait pour objectif une université plus performante. La loi Pécresse la soumet au patronat par le biais des financements privés. Le président de la fac devient omnipotent : diminution de la représentation des étudiants, droit de veto sur le recrutement des professeurs, précarisation du personnel. C’est la porte ouverte au libéralisme, dans la formation comme dans le domaine l’énergie. Il ponctionne 3% des actions  d’EDF à la fois pour financer les locaux universitaires et pour introduire le loup dans la bergerie du service public.

 Pourtant, il est vrai que les promesses sont parfois tenues, surtout à propos du « mini » traité européen. Sarkozy prétend défaire ce que le peuple français a décidé majoritairement. C’est un déni de démocratie. Seul, le peuple, qui s’est déjà prononcé en 2005, a qualité aujourd’hui pour redonner un avis. La Gauche doit s’opposer à ce déni. Ses parlementaires doivent refuser de voter en Congrès. Que nous soyons pour ou contre le traité, signons massivement la pétition pour un nouveau referendum. Exigeons le respect de la souveraineté nationale. 

Le bilan du président, au bout de six mois, n’est pas ce qu’espéraient beaucoup de ses électeurs. Il n’est pas ce qu’attendent les Français d’une République qui doit leur garantir dans ses principes la liberté de chacun, l’égalité de droits et la fraternité pour tous. Face à cela, le Parti Communiste doit se donner les moyens de recréer l’espoir et de donner une perspective aux luttes. Il en sera question les 8 et 9 décembre lors de la rencontre nationale de nos délégués de sections. Il appelle aussi à la responsabilisation de toute la Gauche dans la préparation des scrutins municipaux et  cantonaux.

 

- Guy DRILLIN

Ecrire un commentaire - Par PCF AVEYRON
Vendredi 14 décembre 2007 5 14 /12 /Déc /2007 22:33
Retour à l'accueil

Présentation

Images Aléatoires

  • Fete-Millau-PCF--71-.jpg
  • Fete-Millau-PCF--69-.jpg
  • Fete-Millau-PCF--81-.jpg
  • Fete-Millau-PCF--118-.jpg
  • Fete-Millau-PCF--57-.jpg
  • Fete-Millau-PCF--56-.jpg
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés