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Dimanche prochain avec le 1er Tour des Elections Municipales se déroulera aussi celui des Elections Cantonales
Peu en parle, et pourtant il a une importance pour la vie quotidienne des gens et pour un état des lieux des rapports de forces politiques dans le pays.
Importance pour la vie quotidienne des gens car le Conseil Général intervient dans des domaines aussi sensibles que l’action sociale, les transports scolaires, les établissements du second degré, l’aménagement routier…
Les lois de décentralisation, les transferts de charge ont amené l’Assemblée Départementale à jouer un rôle de plus en plus grand dans ces domaines et bien d’autres. Ce qui renforce le débat sur l’orientation politique au même niveau que pour les Elections Municipales.
La présence d’Elus communistes dans les Conseils Généraux est donc à ce titre un enjeu déterminant pour notre capacité d’intervention au moins dans l’orientation de la politique menée. Et cela dans tous les cas de figure : A la direction de cette instance, dans la participation à sa majorité ou en étant dans l’opposition.
En 2001 et suite à quelques élections partielles qui ont suivi et concernant cette partie de renouvellement, 133 communistes ou apparentés soutenus, lors de ces élections, par le PCF ont été élus dans 56 départements. C’est une base non négligeable d’implantation, surtout si on ajoute que nous dirigeons deux départements (La Seine-St-Denis et le Val-de-Marne).
Nous sommes à Gauche, la deuxième force politique après le Parti Socialiste en terme d’élus cantonaux.
Ce n’est pas rien, et c’est même, comme pour les élections municipales, un élément important de notre existence actuelle et à venir.
La réélection de ces sortants, voire de gain de nouveaux sièges (et c’est possible) est donc d’une importance vitale.
Elle se lie avec la question du rapport des forces établi à l’issue de ce scrutin.
Les élections cantonales ont un caractère national car on vote dans toute la France Métropolitaine (même si ce n’est que dans la moitié des cantons, soit 1921).
C’est donc un sondage, grandeur nature, de l’état des forces politiques.
En 2001 en présentant ou soutenant près de 1650 candidats, nous avons réalisé un score de 10.06 % au plan national.
Qu’en sera-t-il aujourd’hui ? Malheureusement, il nous sera bien difficile d’atteindre ce score pour la bonne et simple raison, que Dimanche prochain nous aurons beaucoup moins de candidats qu’en 2001 (entre 20 et 30 %).
C’est la traduction de notre repli en force militante et d’implantation dans le pays. Mais aussi, parfois, d’une orientation d’abandon de la bataille électorale au profit de la bataille sociale et des idées.
Comme si la présence aux élections comme dans les luttes sociales ou celles des idées pouvaient s’opposer.
Sans doute là encore, aurons-nous besoin d’avoir un débat de fond sur ces questions et des orientations claires, sinon nous risquons d’avoir encore des résultats électoraux difficiles comme on peut le craindre dimanche prochain, pour les élections cantonales, du fait de cette présence réduite du nombre de candidats présentés ou soutenus par le PCF.