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Quinze milliards de cadeaux fiscaux dont la majeure partie aux plus riches n’auront pas suffi.
Aujourd’hui, Sarkozy et son gouvernement vont plus loin : un fonctionnaire sur deux ne sera pas remplacé. Au-delà de l’attaque sur l’emploi, certains secteurs sont touchés de plein fouet par
manque de personnel : ce sont les services publics, éducation nationale, hôpitaux, transports, culture qui sont les plus visés.
Vous avez besoin de ces services ? Vous avez de l’argent, adressez-vous au privé !
On nous parle de solidarité alors qu’on liquide le projet de revenu de solidarité active (RSA) élaboré par Martin Hirsch, qu’on attaque frontalement le logement social, la santé, la formation
professionnelle.
Pendant ce temps, pour faire plaisir au président américain, la France va réintégrer l’Otan et envoyer 700 militaires en Afghanistan : coût 1 milliard d’euros.
Pendant ce temps, les caisses noires du patronat se remplissent et les actionnaires du CAC 40 se partagent les dividendes ( 40 milliards d’euros).
Cette société, ces mesures, sont des choix de classe.
Si certains ( comme l’opposition au conseil municipal de Saint Affrique) clament que les communistes n’aiment pas les patrons, nous, nous réclamons plus de solidarité et de répartition équitable
des richesses produites.
Peut-on rester insensible quand les retraités, « nos vieux », défilent dans les rues pour faire augmenter le fruit de leur vie de labeur ?
Et quand plus de 25 000 handicapés manifestent pour vivre dignement, peut-on rester passif ?
Les défenseurs de cet ordre-là (la droite) ont pris une gifle aux dernières élections. Les différents échelons territoriaux deviennent un rempart contre l’exclusion et pour de nouvelles
solidarités. La commune, le département, la région doivent être le haut-parleur de cette détresse. Dans le même temps ils doivent stigmatiser les responsables de cette situation en refusant les
transferts de charges et de responsabilités que l’Etat veut leur imposer sans compensation équitable.
Pour les communistes, il en est ainsi de leur rôle dans ces instances : ils oeuvrent pour que les efforts demandés soient justement répartis et que la redistribution de la solidarité aille aux plus démunis. C’est comme cela que se bâtit une société moderne.
Les communistes participent dans l’action aux mouvements sociaux qui, aujourd’hui, prennent une dimension sans précédent. Que chacun, chacune, à son niveau, participe à ce mouvement pour une société plus juste.
Pour les communistes
du Saint Affricain
Claude CHARON