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Le gouvernement prépare activement une loi de « réforme » hospitalière qui, a l’image de la contre réforme de la carte judiciaire, vise a supprimer des unités de proximité indispensables à tous
les citoyens pour un égal accès en l’occurrence aux services de santé.
Les pratiques de déremboursements, de franchises médicales, de forfaits hospitaliers, de dépassements d’honoraires répondent à un objectif plus large qui touche d’abord à la politique de
répartition de la richesse nationale.
Pour l’UMP et Sarkozy, les dépenses sociales comme la santé (mais aussi l’éducation, la culture, les services publics…) se situent à un niveau insupportable pour eux qui veulent amplifier les
cadeaux budgétaires vers les plus riches.
C’est cette minorité de Français qui ne cesse de « gagner plus » avec le pouvoir UMP.
Sans surprise, le Président de la République a confirmé les orientations très libérales du rapport de son ami « LARCHER » qui préfigure la future loi de réforme de l’hôpital prévue cet
automne.
Le Président confirme en fait la suppression de 200 hôpitaux et le plan « d’économies » de 5 milliards d’euros comme politique de réduction du déficit de la Sécurité Sociale.
Déjà plus de 100 000 lits ont été supprimés depuis 1992. De nombreuses maternités et services chirurgie ont fermé.
La majorité UMP compte désormais faire disparaître la frontière entre le public et le privé.
Les Agences Régionales de Santé (ARS) vont être mise en place pour piloter l’application de cette loi : Incitation à la constitution de « communautés hospitalières de territoire » entre hôpitaux
de proximité; mise en place de directoires dans les hôpitaux, avec des directeurs sous contrôle direct de l’ARS ; remplacement des Conseils d’Administration par des commissions de surveillance
qui ne seraient plus obligatoirement présidés par le Maire de la localité soit moins de démocratie dans la gestion et les décisions concernant la santé.
L’Etat UMP veut prendre la main sur le budget de la santé publique, en écartant toute contestation sur les territoires qui sont en première ligne dans la résistance contre la réduction de ce
service public.
De ce temps, le PS reste très discret sur ce rapport Larcher. L’ancien ministre Claude Evin dit même tout le bien qu’il en pense…
En juin le personnel de l’Hôpital public de Figeac a été informé du projet de fermeture de la maternité et de la recherche d’un accord avec Villefranche. Pour autant M. Malvy et S. Roques
convoitent la construction d’un centre hospitalier neuf sur leur ville.
Et les citoyens dans tout ça, eux les premiers soucieux de leur santé ? Ils savent le désert sanitaire qui les menace.
A Saint Afrique c’est par un large rassemblement populaire qu’ils ont imposé la réouverture des services actifs leur Hôpital.
A l’appel du « Tous ensemble », 2 000 personnes se sont rassemblées le 19 juin devant le centre hospitalier de Decazeville pour dénoncer l’asphyxie budgétaire et revendiquer la réfection du
plateau technique.
Celui tout neuf de Rodez manque cruellement de praticiens.
Imposer le choix de la vie au lieu des profits, voilà une bataille politique qui mérite bien de solidariser les citoyens à partir de chacun de nos territoires.