Partager l'article ! Assemblée plénière du conseil régional du 27 novembre 2008: La réunion du conseil régional de cette fin novembre était principalement c ...
La réunion du conseil régional de cette fin novembre était principalement consacrée aux orientations budgétaires pour l’année prochaine et à la décision modificative budgétaire de fin d’année. Dans ce cadre il a, en fait, beaucoup été question des engagements budgétaires de grande ampleur décidés par le Conseil régional en faveur du développement du transport ferroviaire, qu’il s’agisse du plan rail ou des perspectives encore bien lointaines de construction d’une ligne TGV permettant de relier Paris et Toulouse, via Bordeaux et Tours.
Plusieurs élus communistes, outre Charles Marziani, vice-président du conseil régional chargé des transports , Colette Bassac, Marc Espigat, et Serge Laybros sont intervenus dans ce débat . Une discussion qui a permis de mettre en lumière les responsabilités du pouvoir politique national qui se décharge au maximum de ses devoirs sur le dos de collectivités territoriales et, plus particulièrement, du conseil régional. Cet élément a également été souligné avec force par le président Martin Malvy.
Quant à la droite, au prix de certaines précautions de langage plutôt laborieuses et non sans démagogie, elle a quelque peu pris ses distances avec les charges indues que le gouvernement fait peser sur les collectivités territoriales. Sur la ligne d’arrivée, au moment du vote, l’unanimité des élus s’est faite pour adopter la délibération inscrivant les 423 millions d’euros demandés à la région Midi-Pyrénées pour sa participation au projet de ligne TGV.
Un autre dossier de poids, celui du plan rail a été adopté. D’un montant de 500 millions d’euros il va bien au delà d’une simple rénovation des voies et consiste en une remise à neuf totale de nombreuses parties du réseau régional laissé à l’abandon par l’Etat pendant une longue période.
Lors du vote sur l’augmentation de la part régionale de la taxe intérieure sur les produits pétroliers( TIPP), décidée par l’assemblée, sept élus communistes ont voté contre et deux se sont abstenus.
Présentés par les groupes communiste, socialiste et PRG, quatre vœux ont été adoptés en l’absence de la droite, qui a quitté la séance lors de leur discussion. L’un se prononçait sur le maintien du service public de Météo-France, un autre contre les fermetures de commissariats et de gendarmeries, le troisième contre l’ouverture du capital de la poste et, le quatrième, contre le démantèlement d’ EDF et GDF.
Lors de la discussion générale la présidente du groupe communiste , Martine Perez, a notamment déclaré : « Notre région subit comme partout une crise grave, la plus grave que le monde ait connue depuis 1929. Une crise qui n’est pas seulement financière. C’est la crise du système capitaliste qui, à son stade actuel de développement, se montre non seulement incapable de régler les grands problèmes de notre siècle, mais au contraire les aggrave, au point d’affamer aujourd’hui plus de la moitié du monde et d’asphyxier la planète (…)
La colère gronde dans le pays devant les énormes gâchis financiers, devant les milliards déversés par l’Etat et l’Union Européenne pour sauver la finance. Nous proposons de lui donner un débouché positif en menant l’action pour que l’argent soit mobilisé en faveur des dépenses utiles de la région. Dans ce cadre nous affirmons la nécessité du maintien des investissements régionaux engagés dans les lycées, la formation, les TER (…)
Exigeons que l’Etat nous verse la compensation à l’euro près, des charges dues à la décentralisation, la revalorisation des dotations de fonctionnement au niveau de l’inflation ainsi que la compensation intégrale du plafonnement de la taxe professionnelle (…)
Le groupe communiste propose que le conseil régional prenne l’initiative de convoquer des assises sur la crise avec tous les acteurs économiques, sans oublier les organisations syndicales des salariés et les associations de l’économie solidaire. »