Cette conférence de presse de rentrée, est un peu tardive,
je m’en excuse, tant il est vrai que cela fait plusieurs semaines que nous sommes sur la brèche.
Avec en point d’orgue, bien sûr, une exceptionnelle fête de l’humanité.
Un record d’affluence, un record de débats, un record de fraternité, une volonté de débattre, de construire….
et 1500 adhésions à notre parti, parmi eux une majorité de jeunes dont 2 aveyronnais.
Oui, il faut bien le reconnaître, nous avons vécu 3 jours de bonheur dans un environnement qui l’est moins tant il est marqué par ce rouleau compresseur Sarkoziste qui impose à notre pays et à notre peuple un véritable recul de civilisation.
Le chômage, la précarité ne cessent de croître au rythme des licenciements des dépôts de bilan, des fermetures d’entreprises.
La protection sociale, les services publics qui sont nos meilleurs atouts pour amortir le choc de la crise du capitalisme, sont agressés, démantelés, supprimés.
« Travailler plus pour gagner plus » disait Sarkozy. C’est très vite devenu travailler plus, plus longtemps pour gagner moins et pour certains c’est on supprime votre emploi et rejoignez les millions de chômeurs.
Même le dimanche, qui jusque là était protégé, est sacrifié au bon vouloir du Medef et de sa patronne Madame Parisot.
Mais, pour la marquise et les siens, tout va bien. Pour le seul 1er trimestre 2009, les entreprises du CAC40 ont engrangé 25 milliards d’euros de profits. C’est on ne peut plus clair. Qui paie la crise du système capitaliste ?
C’est le peuple, c’est nous.
Et cette crise n’épargne pas notre département.
Département rural, l’Aveyron est touché de plein fouet par la crise du lait. La réalité pour les producteurs tient en deux chiffres : en janvier 2008, les 1000 litres de lait étaient payés 378 euros. Ils sont payés aujourd’hui 265 euros et dans le même temps les prix de détail ont augmenté de 10% ! Les politiques menées en Europe et en France ont livré les producteurs aux grands groupes.
Département rural où l’emploi dépend pour une grande part de l’artisanat, de PME qui sont doublement victimes de la crise.
En effet, si Sarkozy a généreusement octroyé 360 milliards aux banques, ces mêmes banques ferment le robinet du crédit pour les artisans et les PME. Comme pour les salariés et les producteurs
agricoles d’ailleurs.
Qui trinquent de cette situation : les salariés, victimes de licenciement, de mise en chômage partiel, de bas salaires.
Département rural, l’Aveyron est aussi victime du démantèlement et de la casse progressive des services publics.
L’Etat veut ouvrir le capital de La Poste au privé, nous refaire le coup de France Télécom.
Les logiques de rentabilité financière se traduiront par de nombreuses fermetures de bureaux, des suppressions d’emplois, du retard dans la distribution du courrier, la précarisation des postiers et un management militarisé menant à des dépressions ou conduisant au suicide comme à France Télécom.
Une votation citoyenne a lieu partout en France le 3 Octobre. Nous appelons les citoyens à y participer en nombre pour faire reculer le pouvoir.
C’est l’offre sanitaire de santé de notre département qui est remise en cause et c’est honteux car la santé qui comme on dit n’a pas de prix, doit être le bien commun de toutes et tous.
La loi Bachelot entre en vigueur avant même que les décrets d’application soient publiés.
C’est ainsi que pour ce qui concerne le Sud-Aveyron, c’est la mort annoncée de nos 2 hôpitaux publics de proximité au profit d’un soi-disant d’un nouvel établissement ! Or, la loi Bachelot, c’est un seul hôpital semi public pour 250 000 habitants, soit en gros la population aveyronnaise.
Je pourrais évoquer la SNCF qui abandonne le Frêt, qui ferme des lignes – celle de Millau-Clermont-Paris est très menacée- en contradiction totale avec le Grenelle de l’environnement, un environnement dont le pouvoir se moque mais qui sert de prétexte pour créer une nouvelle taxe, la fameuse taxe carbone imaginée par le socialiste Rocard et les Verts !
Je pourrais aussi évoquer l’énergie pour souligner la répression, la chasse aux syndicalistes orchestrée par le président de la République. A ce sujet, je serais présente demain à 10 heures, au rassemblement devant la Préfecture de Région à Toulouse pour soutenir les agents d’ ERDF sanctionnés pour fait de grève.
Je voudrais souligner la reprise des mobilisations, des luttes.
La résistance est à l’ordre du jour. Mais, il est temps d’aller au-delà, d’offrir à notre peuple qui souffre autre chose qu’un soutien de principe.
Il est urgent de construire une alternative, un rassemblement à vocation majoritaire autour de propositions qui s’attaquent vraiment aux logiques capitalistes, une alternative à la politique de Sarkozy.
Avec toutes les formations de gauche qui le souhaitent, les acteurs du mouvement social, les syndicalistes, avec le mouvement associatif dans toute sa diversité nous voulons faire émerger un projet.
C’est le sens de notre proposition de construire un Front de gauche élargi. C’est le sens de la proposition que nous avons lancé à la fête de l’Humanité, d’ateliers pour un projet de gauche.
Nous sommes engagés dans la préparation de 10 ateliers qui se tiendront dans les grandes villes de France du 10 au 23 octobre.
Les premiers auront lieu à Marseille, sur l’enjeu d’un nouveau mode de développement et à Grenoble, sur l’enjeu de la démocratie.
D’autre suivront sur l’éducation, la formation et la recherche, les services publics, les enjeux climatiques, l’utilisation de l’argent, la fiscalité.
Au terme d’un mois de débat public et de travail de propositions, nous annoncerons lors de notre Conseil National l’offre politique qui sera la notre pour les élections régionales.