Il se voulait au centre de tout, avec la solution à tout.

Pour imposer à la France un régime de choc, il paradait encore il y a peu avec l'arrogance malsaine et vulgaire propre à son style, autocrate continuant de piétiner du haut de ses talonnettes, le prestige d'un pays dont il ne comprend ni son histoire en son ampleur, ni l'horizon collectif, irascible et frondeur.

Seulement voilà, le prince président trône aujourd'hui sur un théâtre d'ombres, loin de la réalité des femmes et des hommes qu'il prétend dominer depuis son palais aux portes qui claquent.

A la tête d'un parti unique aux accents néobonapartistes, Nicolas Sarkozy a, non seulement perdu la confiance du peuple, mais aussi, semble-t-il, la confiance de ses partisans jadis aveuglés par son ambition volontariste. Avec seulement 30% de satisfaits dans le dernier baromètre Ifop, il atteint son niveau le plus bas depuis 2007.

L'homme n'est pas encore à l'os, mais il est bien entamé. Tant mieux!

L'exécutif a-t-il pour autant l'intention de revoir sa politique ? «On ne change pas ! » clame fièrement le Premier Ministre (Entretien au JDD) Cela clôt le débat !

Toute la gauche est prévenue. La satisfaction stérile d'un lendemain de victoire s'avèrerait mortifère.

L'histoire récente nous invite à amplifier les combats sociaux  (il suffirait de si peu !) sans lesquels aucun changement de rapport de forces ne se produira, ni contre la droite ni à l'intérieur de la gauche.

Il n'y a pas longtemps,  le médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, analysait : « Je perçois une société qui se fragmente, où le chacun-pour-soi  remplace l'envie de vivre ensemble, où l'on devient consommateur de la République plutôt que citoyen. »

 

A-t-on assez réfléchi au sens de ces mots ? Mon œil ! «Ensemble, on a évité le pire» N. Sarkozy

Le Président de la République a visiblement une conception particulière du terme  «ensemble». Ainsi, alors que le plan de relance présidentiel – le meilleur du monde parait-il – a conduit à la suppression de centaines  de milliers d'emplois, on apprend que le CAC 40 a progressé de 22,3% en 2009.

De belles étrennes en perspective pour les actionnaires.

A l'évidence, dans la répartition des efforts consentis pour faire face à la crise, certains sont plus «ensemble» que d'autres!

Victor Hugo  écrivait « C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches ».

Ce paradis prend de l'embonpoint. Jugez-en :  Près de 70 milliards d'euros d'aides d'état sont déjà versées aux entreprises, sans réelles contreparties. L'équivalent de trois emprunts d'État, de trois fois et demi le déficit de la Sécu, neuf fois plus que le déficit des retraites prévu en 2010…

Il est utile de rapprocher certains chiffres pour démystifier les campagnes de conditionnement destinées à faire accepter demain la mise en cause de la retraite à 60 ans ou de l'accès à la santé pour tous.


Ecrire un commentaire - Par PCF AVEYRON
Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /Avr /2010 20:51
Retour à l'accueil

Présentation

Images Aléatoires

  • Fete-Millau-PCF--170-.jpg
  • Meeting-Carmaux--38-.jpg
  • Fete-Millau-PCF--127-.jpg
  • Fete-Millau-PCF--157-.jpg
  • Fete-Millau-PCF--32-.jpg
  • Fete-Millau-PCF--123-.jpg
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés