CRISE FINANCIERE

Depuis dix ans, la structure du capital des grandes entreprises françaises s’est radicalement modifiée, allant de pair avec la financiarisation de l’économie.

Au printemps, les actionnaires du CAC 40 se sont rendus dans leurs assemblées générales. Ce grand rendez-vous marquait le moment pour les propriétaires du groupe de valider les comptes présentés par la direction, mais aussi d’adopter diverses résolutions telles que le montant du dividende et toutes autres opérations touchant au capital de l’entreprise. C’est également l’instant où les dirigeants se devaient de répondre aux questions qui leur étaient posées.

Habituellement désertées par beaucoup d’actionnaires minoritaires, cette année les salles étaient pleines et l’atmosphère tendue. Pour cause, avec la débâcle des marchés financiers, certains ont perdu entre 50 % et 80 % de leur mise initiale. « Ils se sont clairement fait plumer dans l’histoire », affirme Colette Neuville, présidente de l’association des actionnaires minoritaires, alors que dans le même temps les dirigeants de ces mêmes groupes ont vu leur rémunération exploser.

Des voix qui ne font pas le poids pour peser dans les décisions de grand groupe. Depuis une bonne dizaine d’années, le nombre d’actionnaires individuels s’effondre, l’actionnariat s’internationalise et, progressivement, un changement radical dans la structure du capital des entreprises du CAC 40 s’opère. Il laisse place à un actionnariat plus dispersé au centre duquel les investisseurs institutionnels qui regroupent grosso modo les fonds de pension ou autres produits d’épargne anglo-saxons et les fonds d’investissement obtiennent la première place et deviennent de fait les nouveaux acteurs. Ainsi en 2007, le CAC 40 appartenait pour 47,6 % à des fonds d’investissement, pour 22,9 % à des investisseurs institutionnels, pour 26,3 % à des actionnaires stratégiques, pour 3,2 % à des actionnaires individuels. Les grandes familles, qui font couler beaucoup d’encre, ne possédaient en 2005 que 4,4 % du CAC 40 et deviennent globalement des actionnaires relativement minoritaires. À l’exception des Martin et Olivier Bouygues, la famille Halley dans le groupe Carrefour ou Liliane Bettencourt chez L’Oréal… Dans une étude, en 2003, François Morin, professeur d’économie à l’université de Toulouse-I, démontrait que la montée en puissance des fonds de pension dans le capital des entreprises du CAC 40 coïncidait avec l’arrivée d’un nouveau mode de gestion selon lequel le concept de la création de valeur pour l’actionnaire devient l’objectif numéro un.

Concrètement, les actionnaires s’assurent que les entreprises dans lesquelles ils investissent créent de la valeur, c’est-à-dire que la rentabilité de leur projet soit supérieure au coût des capitaux engagés. Il ne s’agit plus seulement de réaliser un profit positif, mais de parvenir à un taux suffisamment rémunérateur pour les actionnaires. Ainsi, une activité supposée générer de 6 % à 7 % de retour de capitaux sur investissement sera abandonnée au profit de celle qui en générera 15 %. Et lorsque l’entreprise ne crée pas suffisamment de valeur, alors elle doit procéder à des restructurations. Ainsi peut-on dire que, dans ce système, le risque est transféré des actionnaires vers les salariés.

Sous l’emprise des investisseurs institutionnels, « les grands groupes français ont dû faire face à un véritable bouleversement qui a modifié la nature du capitalisme français », analyse François Morin. La loi d’airain de ce capitalisme financiarisé s’applique même en temps de crise : alors que les groupes accusent une baisse de leurs profits, ils continuent d’accorder la priorité à leurs actionnaires en maintenant leur niveau de dividendes.

Hormis Renault, les grands du CAC 40 ont encore versé plus de 55 milliards de dividendes au titre de l’exercice 2008 n

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Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /Août /2009 22:18

NOURRIR LA PLANÈTE

Un nouvel ordre alimentaire !

Lors de la présidence française de l'Union Européenne, Nicolas Sarkozy avait promis des mesures pour lutter contre la volatilité des marchés.  L'échec de cette dernière repose précisément sur la libéralisation au pas cadencé de la Politique Agricole Commune.

Au vu du G8 des capitalistes, c'est dans les résistances sociales et les actions politiques que sont les clefs pour peser et mettre les véritables enjeux sur la table des discussions internationales; il faut en finir avec le cynisme, les promesses non tenues, le manque de volonté politique, les intérêts géostratégique, l'arme alimentaire, les dominations économiques, les dettes injustifiées, la spéculation alimentaire.

Un nouvel ordre mondial s'impose au développement de la planète.

L'alternative contre le G8 qui « gère » la faim doit être un G192 avec l'ambition d'éradiquer  les politiques qui affament. De fait, l'objectif de nourrir la planète, oblige à la naissance d'un nouvel ordre alimentaire. Il s'agit d'un enjeu de civilisation avec au cœur  un nouveau type de développement pour à la fois nourrir les femmes et les hommes et répondre aux questions environnementales, écologiques, climatiques, énergétiques.

Le défi alimentaire du XXI siècle  doit conduire les institutions internationales à faire respecter la souveraineté alimentaire  qui est un droit fondamental des peuples. C'est aux États et aux peuples de définir librement leurs politiques agricoles et alimentaires avec l'exigence d'une réforme agraire  axée sur la souveraineté alimentaire.

Elle sera basée sur l'agriculture paysanne et la pêche artisanale car productrice de denrées alimentaires de qualité. Elle doit également garantir la rémunération du travail.

Le PCF propose des mesures concrètes dans l'objectif d'un nouvel ordre alimentaire mondial :
Instaurer une clause de sauvegarde internationale lorsque les terres d'un pays sont menacées de spéculation et de détournement de la production.
Interdire la spéculation sur les matières premières agricoles et alimentaires, au niveau international comme pour des produits bancaires notamment ceux proposés en France.
Taxer les importations abusives pillant les agricultures locales afin de financer la relocalisation des productions.

Un nouvel ordre alimentaire pour nourrir la planète, c'est l'ambition que mettent les communistes dans l'objectif d'ouvrir des perspectives sur le front alimentaire.


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Vendredi 17 juillet 2009 5 17 /07 /Juil /2009 21:02

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