POLITIQUE

A l'occasion du 8 Mars:


Une justice économique et sociale pour les femmes est plus urgente que jamais ! 

La crise financière, économique et sociale du capitalisme en Europe et dans le monde entier génère plus d'inégalités, de précarité, de chômage et de pauvreté dans nos sociétés. Les inégalités existantes sont renforcées, notamment entre les femmes et les hommes. La féminisation de la pauvreté n'est pas seulement une réalité à l'échelle mondiale, c'est aussi une réalité européenne.    L'inégalité a clairement un visage féminin. En termes de conditions d'emploi et de niveaux de salaire, les femmes sont plus susceptibles que les hommes d'être sous-employées ou sans travail, d'être sans protection sociale ou dépendante du conjoint et d'avoir un accès et un contrôle limité aux ressources économiques et financières. Il est temps que l'Union européenne prenne des mesures pour faire face à la pauvreté et précarité accrue des femmes.  Dans ce contexte, le projet Europe 2020 ne répond pas aux défis auxquels nous sommes confrontés. Nous avons besoin d'une nouvelle stratégie européenne de développement social et de progrès, pour améliorer les conditions de travail des femmes, afin de garantir une augmentation des investissements dans la santé et l'éducation, et afin de remodeler les stratégies de l'UE pour les soins des enfants et des autres personnes dépendantes.    La prochaine, et nouvelle feuille de route/stratégie de l'UE sur l'égalité des genres doit également aborder les questions de pauvreté et de précarité des femmes si elle veut être un instrument européen efficace pour les droits des femmes. C'est pourquoi Ilda Figueiredo députée portugaise du GUE/NGL, et rapporteur du Parlement européen sur cette nouvelle stratégie importante, souligne les politiques économiques et sociales dans son travail. Les choix de vie des femmes continuent d'être limités d'autres manières. Certains pays d'Europe ne garantissent toujours pas l'accès des femmes aux services de santé sexuelle et reproductive, y compris l'avortement sécurisé et légal. Même dans les pays où les femmes ont en théorie le droit d'accéder à l'avortement et à d'autres services relatifs à la santé reproductive, les possibilités sont parfois limitées dans la pratique pour de nombreuses femmes – en raison des délais irréalistes, du droit pour les médecins de refuser d'effectuer des avortements et des frais élevés. Nous devons nous mobiliser tant au niveau national qu'européen pour changer cela ! Lothar Bisky, président du groupe GUE/NGL fait le constat suivant: «Tout cela nous encourage en tant que députés du groupe GUE/NGL de voir la lutte pour la justice entre les genres comme partie intégrante de la justice sociale. Nous voulons militer pour des politiques qui garantissent des droits égaux pour tous et qui offrent à tous une vie dans la dignité avec un salaire décent et des emplois stables et des possibilités éducatives égales, une participation culturelle et la mobilité. Dans le même temps, une justice entre les genres est pour nous une valeur intrinsèque qui va au-delà des questions sociales et qui s'étend également à la culture, au pouvoir et au statut.»

Elodie Lepont-Jubin, 33 ans, auto-entrepreneur figurait parmi l’une des rares du panel à être plus ou moins satisfaite de l’action du Gouvernement.

Une seule petite critique de sa part sur le statut d’auto-entrepreneur qui exige selon elle trop de paperasseries administratives (il faut bien faire vrai) mais son témoignage reste un des rares positifs sur le panel des Français pourtant sélectionné par TF1.

Oui mais voilà, Elodie était déjà convaincue par l’action du Gouvernement de François Fillon qu’elle comparait déjà au mois de décembre 2009 à « une vraie rock star » comme en témoigne son interview au journal local de Nuits-Saint-Georges (Côte-d’Or, en Bourgogne).

 

sarkoland

 

 

Après l’auto-entrepreneuse qui était déjà conquise par l’action gouvernementale, d’autres personnes issues du panel semblent tout de même complaisantes.

Rex Kazadi, par exemple, se disait satisfait hier soir des Unités territoriales de quartier (UTEQ). Ignorant, il ne sait pas que les UTEQ ne seront déployées qu’à un tiers, faute de moyens. « Où en est le plan banlieue de Mme Amara ? » Rex Kazadi s’est fait connaître en 2007, en participant à un rapport sur les violences en banlieues suite aux incidents à Villiers le Bel. Rex est content de la sécurité dans les banlieues. Sans contradicteur, encouragé par ce banlieusard si clément, Sarkozy déroule son argumentaire sur ses réussites en matière de lutte contre l’insécurité, l’intégration scolaire et même le débat identitaire. Long monologue où personne ne contredit. Mais rien en revanche sur la progression des violences aux personnes…

Quant à Jimmy Bils, celui qui est présenté comme un pauvre petit chef d’entreprise qui compte 160 camions, est en fait directeur général délégué de la société Simastock (transport routier).

43 ans, 3 enfants vivant à Douai, il est aussi administrateur au MEDEF de Douai comme le prouve le site de cette organisation.

Et comme certains patrons, il s’inquiète de la taxe Carbone mais participe à la progression du chômage. Dans une interview à La Voix du Nord, il déclarait le 28/11/2009 : « On a mis un terme à 70 CDD et fait partir en retraite 30 personnes. Des chauffeurs, une trentaine, ont accepté de devenir caristes chez Simastock. » C’est loin des discours de la LCR…

Hier soir sur TF1 Nicolas Sarkozy ne débattait donc pas avec « Les » Français mais plutôt « Des » Français, bien « triés sur le volet ».

Source

Faire émerger une autre gauche.

Telle est l’ambition du PCF.

 

MGB_Millau.jpg Lorsqu’au 34e congrès, nous avons majoritairement adopté une stratégie dite de « Front de Gauche » pour aller vers un Front Populaire à vocation majoritaire, nous avions comme ambition, l’urgence de faire émerger une autre gauche, rassemblée, unie autour d’un projet anti-capitaliste, porteuse d’éthique. Une gauche qui ne cède pas aux diktats du grand patronat, aux géants de la finance, comme le fait le Parti Socialiste. Et s’il fallait illustrer ce que je déplore, l’actualité la plus récente ne manque pas d’exemples.

En 48 heures, nous avons vu, Martine Aubry voler au secours de Sarkozy pour tenter d’imposer un recul de l’âge ouvrant droit à la retraite, portant un coup très dur aux syndicats et à notre peuple. A aucun moment, la 1er secrétaire du PS ne s’est posé la question d’élargir l’assiette des cotisations aux revenus financiers !

Pour rester sur la même longueur d’ondes, François Hollande, qui ne rêve que de l’Elysée, affirme que l’Etat ne peut pas tout et que la gauche au pouvoir, n’augmenteraient pas nécessairement les salaires ! Le même jour, on prenait connaissance du salaire de Monsieur Proglio, PDG d’EDF (200 fois le SMIC) ou encore des 70 milliards d’euros de profits réalisés en 2009 par les entreprises du CAC40 !

Cette gauche est bien, hélas, celle du renoncement, de la capitulation, comme l’a démontré sur un plan local, l’attitude de Messieurs Fauconnier et Durand au sujet de nos hôpitaux de proximité.

Dans ces conditions, je me félicite que nous ayons vu juste, en faisant le choix d’une nouvelle gauche, une gauche qui unit et rassemble autour de valeurs progressistes, en s’ouvrant au mouvement social et associatif.

Ce sera le cas dans l’Aveyron pour les élections régionales, où la liste du Front de Gauche sera jeune, dynamique, elle fait une très large place aux militants associatifs, aux syndicalistes, aux représentants des villes comme du monde rural.

Sur le plan national, d’autres formations politiques ont rejoint le Front de Gauche, les Alternatifs, République et Socialisme…et nous n’en sommes d’au début d’une nouvelle démarche. Dans 2 régions, le NPA a accepté de nous rejoindre, notamment en Languedoc-Roussillon. Je regrette le choix du NPA en Midi-Pyrénées de conduire des listes autonomes, d’autant qu’à Millau comme dans beaucoup de villes, nous sommes ensemble dans le luttes. La division n’aide pas à l’émergence de cette autre gauche que notre peuple espère.

Mais, l’essentiel, l’espérance est dans ce qui bouge et avance, et ce qui bouge et avance, c’est le Front de Gauche.

 

Martine Perez, conseillère régionale communiste.

 

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