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Blog de la fédération de l'AVEYRON du Parti Communiste Français

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Afghanistan,la sale guerre

Chaque mercredi à Bruxelles, le secrétaire général de l’OTAN inaugure la réunion hebdomadaire des ambassadeurs de l’Alliance en présentant ses condoléances aux pays qui viennent de perdre des soldats en Afghanistan, scène ritualisée.

Aucun stratège raisonnable n’imagine aujourd’hui la possibilité d’une victoire militaire  Ce conflit, dont le but déclaré consistait à détruire tous les points d’ancrage chez les taliban du terrorisme signé al-Qaida, risque au contraire d’alimenter tous les fous de Dieu s’inspirant de Ben Laden.

Nicolas Sarkozy répète que la France doit « rester pour gagner » en Afghanistan… Mais que peut-on y gagner ? La France se trouve comme frappée d’interdiction dès qu’il s’agit d’aborder le dossier afghan. Trop peu de voix s’élèvent en effet pour poser une question simple mais brûlante : que fait la France dans cette sale guerre ? L’indifférence de la médiacratie politique confine à la connivence par omission, comme si les Français avaient perdu tout esprit critique. 
« Nous devons gagner le cœur des Afghans », affirmait le ministre Kouchner. Gagner le cœur… avec des bombes.

Au nom de quoi devrait-on perdre notre honneur ? Pour un strapontin à l’OTAN ? Pour que notre réintégration pleine et entière soit symboliquement signée par le prix du sang ? Ce néo-atlantisme mâtiné d’occidentalisme de bas étage, plaît à Sarkozy. L’idéologie de la rivalité appliquée à tout, qu’il déploie dans chacun de ses discours identitaires, est même sa raison d’être.

Seulement voilà, la guerre n’est rien d’autre qu’une pédagogie de la violence absolue.
 Et cette stratégie conflictuelle porte en elle son échec… et échouera en France, car la recherche de boucs émissaires et l’émergence d’une idéologie islamophobe et hostile aux héritiers de l’immigration contredisent les fondements 
de notre histoire. Tôt ou tard, ses inspirateurs en paieront le prix ! Le candidat Nicolas Sarkozy avait pourtant promis un désengagement. Mais un mensonge de plus ou de moins…

Dans ce silence tragique, les massacres répétés de populations civiles réduisent à néant toutes les prétentions morales qui sont avancées pour justifier cette guerre. Chacun sait que seule une solution politique est susceptible de dégager une issue favorable, ce qui implique non plus une volonté de domination par les armes, mais une aide au développement capable de rallier la population afghane à cet objectif, les conduisant, à terme, à préférer la démocratie à la dictature des talibans. La France avait rayonné après le discours de Dominique de Villepin à l’ONU. Avec Sarkozy, il nous arrive très exactement ce qui était advenu à l’Angleterre de Tony Blair : à vouloir devenir le caniche des États-Unis, nous cessons d’être ce que nous sommes. Collaborer à cette guerre fut donc une double erreur, 
à la fois diplomatique et stratégique, car elle dessinait, à sa manière, les contours d’une idéologie extrême-droitière à l’œuvre à l’échelle mondiale. Il n’est pas trop tard pour revenir dans le giron de l’ONU.

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Publié le 26/11/2009 à 21h00 dans POLITIQUE ETRANGERE

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