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Le personnel a envahi le conseil d'administration, venant demander des comptes au directeur de la DDASS concernant la fermeture du service de soins continus.
Un conseil d'administration extraordinaire a eu lieu jeudi à l'hôpital de Decazeville. Cette réunion faisait suite à la
décision de l’agence régionale de santé de ne plus financer le service de réanimation de l’hôpital.
A 15 h 15 dans les couloirs des services administratifs du centre hospitalier Pierre-Delpech, une centaine de personnels
hospitaliers a envahi le conseil d'administration de l'établissement.
Concernant le dossier de la fermeture du service de soins continus acté par l'Agence régionale de santé (ARS) par courrier daté du 30 décembre dernier,la décision de ne plus financer ce service
(réanimation) ,Le personnel montre sa colère et demande aux représentants de la DASS des réponses concertes et des explications concernant cette
Surpris, Laurent Poquet, directeur départemental de la DDASS, venu expliquer les raisons de la « décision inévitable de fermeture du service de soins continus » en raison de trois critères qui
sont « la conformité aux normes techniques, l'activité réalisée et l'équilibre économique » et a précisé « Cela se fera ailleurs et plus particulièrement à l'hôpital de Rodez ».
À peine Laurent Poquet avait-il avoué ce que tout le monde redoutait que son adjointe jugeât bon d'ajouter : « Vous n'êtes pas obligé de fermer le service de soins continus. Vous pouvez continuer
mais… sans financement! ».
C'en était trop pour le docteur Bedioui, président d e la commission médicale d'établissement (CME) : « Pour moi, une vie sauvée, c'est une vie sauvée. Je n'en ai rien à faire des considérations
économiques. Vous évoquez l'hôpital de Rodez. Est-il rentable ? Non. Cet hôpital n'est pas capable d'absorber notre activité de soins continus.
Présente en tant que membre du CA, la députée Marie-Lou Marcel a lu à Laurent Poquet la lettre adressée par ses soins à l'ancien directeur de l'ARH Pierre Gauthier. »Je vous rappelle que
l'activité de cette unité est importante (entre 250 et 300 patients par an) et le taux d'occupation supérieur à 70 %. Il semble évident, si la décision était maintenue, que l'hôpital
Pierre-Delpech, qui est titulaire d'une autorisation d'hospitalisation complète jusqu'en juin 2011 pour la chirurgie et la médecine et jusqu'en mai 2011 pour l'obstétrique serait gravement menacé
tout comme la sécurité des malades. »
Comment alors affirmer qu’il puisse mettre en danger la sécurité des patients ? La fermeture de la réanimation provoquera inévitablement celle de la chirurgie lourde et de la maternité, car sans
ce service, les soins et la surveillance délicate que nécessitent les pathologies les plus sévères ne pourront plus être assurés à Decazeville. Pascal MAZET , syndicaliste CGT , précisera au
représentants de la DASS que le personnel et la population entre en résistance qu'elle ne se laissera pas faire face a cette logique comptable ou les besoins de la population ne sont jamais
évoqué. Pour terminer le personnel a accompagner en faisant une haie d'honneur les départs des représentants de la DASS.
Le conseil d’administration et le personnel ont adopté une motion contre cette décision. Selon ce texte, l’hôpital continuera de faire fonctionner le service et va engager des recours juridiques.
Le conseil d’administration a prévu d’exercer en premier lieu un recours gracieux auprès de l’Agence régionale de santé
un rassemblement est prévu le mercredi 11 février à partir de 16h30 devant l'hôpital,des actions sont aussi prévus avant et après le rassemblement, les habitants du bassin de Decazeville ne
veulent créer un désert sanitaire sur leur territoire,