Ce résultat honorable a été rendu possible par une réelle dynamique militante et unitaire,quoique avec des inégalités.
Si cette dynamique a pu voir le jour, c’est que notre démarche s’est construite sur un contenu, sur un projet pour changer d’Europe, sur des objectifs clairs et non à partir d’un périmètre de rassemblement préétabli. Pour employer une image, je dirais que si la vitrine est importante, l’essentiel est quand même l’intérieur du magasin.
D’aucuns s’interrogent : le P.C.F. va-t-il continuer avec le Front de gauche ou va-t-il revenir à l’union traditionnelle avec le P.S. ?
Poser ainsi la question n’a aucun sens.
En premier lieu, la stratégie des fronts est une décision de congrès. Revenir en arrière impliquerait la convocation d’un nouveau congrès.
En second lieu, un front n’est pas un parti. Il n’a pas vocation à ériger des frontières immuables, mais bien au contraire, à tout mettre en œuvre pour s’élargir, s’ouvrir jusqu’à devenir
majoritaire.
Cela est impératif, réaliste, dans la mesure où nous serons en capacité d’associer les acteurs des mouvements sociaux, les électrices et les électeurs de gauche dans leur
diversité.
Ainsi, à l’initiative de notre parti, une adresse à notre peuple a été lancée afin de riposter aux mauvais coups de Sarkozy. Ainsi, allons-nous nous engager dans la bataille des régionales de
2010 avec un triple objectif :
Ne pas laisser la droite reconquérir les
positions perdues en 2004 ;
Créer les conditions de majorités politiques régionales clairement ancrées à gauche, véritables pôles de résistance à Sarkozy.
Renforcer dans ces conseils régionaux le poids des élus communistes et de ceux qui combattront à leurs côtés.
L’ambition du PCF est, comme pour l’élection européenne
mais dans un autre contexte, de faire bouger les lignes à gauche. Comment ? En reprenant le fil de ce qui nous a fait réussir l’élection européenne : la clarté et le niveau des contenus et des
objectifs électoraux que nous avons portés ensemble. Sans fixer non plus de limites à priori au rassemblement… sauf celui du projet et des choix politiques, cela va sans
dire.
André PEREZ