Les élections régionales de mars 2010 auront lieu dans un contexte inédit.
Un pouvoir d’achat en berne, des fins de mois impossibles, nos services publics démantelés, privatisés, l’agriculture sacrifiée, les libertés remises en cause, le recours de plus en plus important
aux « restos du coeur », le chômage, la précarité qui augmentent.
En Aveyron, nous n’échappons pas à ce désastreux bilan de Sarkozy ; un bilan qu’il cherche avec les grands médias à sa botte, à masquer en ayant recours aux thèmes chers de l’extrême
droite.
Le mécontentement populaire, la révolte grandissent mais il faut le reconnaître, le mouvement social se heurte à l’absence d’alternative politique à gauche. Une bonne partie de notre peuple déserte
les urnes, alors que le DROIT DE VOTE est peut-être l’un des derniers acquis démocratiques qui reste dans notre pays.
Notre peuple est écoeuré par le triste et détestable spectacle donné par les dirigeants du Parti Socialiste, mais aussi par ceux d’Europe Écologie prônant derrière Cohn-Bendit, une sorte de
capitalisme vert, symbolisé par la taxe carbone ou encore par ces parcs éoliens qui n’ont rien d’écologiques mais qui rapportent au privé.
C’est la raison pour laquelle, les Communistes de l’Aveyron comme ceux de Midi-Pyrénées ont, à une écrasante majorité, décidé de faire du neuf à gauche, de faire émerger, sur la lancée des
européennes, une gauche du courage, de l’éthique, porteuse de résistance au quotidien, face à toutes les régressions ; mais aussi une gauche d’espérance d’avenir, riche de propositions
crédibles, ambitieuses, dénuées de la moindre concession au capitalisme, au libéralisme. Ils ont opté pour le FRONT DE GAUCHE.
Ce Front de gauche rassemble aujourd’hui, outre le PCF, le Parti de Gauche (ex socialistes), la Gauche Unitaire (ex adhérents du NPA). Il s’élargit ici ou là à d’autres formations comme les
Alternatifs, le MRC, et nous le souhaitons aussi au NPA. Ce Front de Gauche est ouvert aux mouvements associatifs, aux militants syndicaux, à des personnalités du monde culturel, sportif,
artistique.
Ce Front de Gauche est, nous en sommes convaincus, un outil au service du peuple qui va redonner envie de voter, parce qu’il ne porte pas l’intérêt des actionnaires, des banquiers, des grands chefs
d’entreprises, mais bien l’intérêt général tel que le définissait Jean Jaurès.
C’est un outil qui peut faire bouger une grande partie de la gauche sur des contenus, un projet anticapitaliste. Nous pouvons, dès 2010, avoir de nombreux élus qui contribueront à faire de
nos régions, de véritables pôles de résistance à la politique de casse sociale de Sarkozy, tout en impulsant des réformes ambitieuses pour les territoires, pour les populations.
Dés à présent, nous lançons un appel à investir le Front de Gauche, à s’en emparer, à y être candidats. Nous nous adressons à tous ceux, à toutes celles qui, dans leurs entreprises, défendent leurs
emplois, à tous les militants d’un nouveau mode de développement respectueux de l’environnement, à celles et ceux qui sont dans l’action contre la privatisation de la Poste, pour la défense de la
SNCF, des hôpitaux publics, aux salariés d’EDF, victime d’une intolérable répression, aux paysans en lutte pour vivre d’une agriculture saine. Nous savons, bien sûr, que le Front de Gauche
sera ignoré des grands médias, que possèdent et contrôlent les groupes financiers aux ordres de Sarkozy. Ce dernier ne se contente pas de les instrumentaliser, il choisit également ses
opposants, ceux qui vont passer à la télé.
Cela ne nous empêchera pas de mener une campagne de terrain, d’idées, de projets et nous serons porteurs de propositions innovantes, co-élaborées avec nos partenaires, avec les citoyens, sans
concession pour les dogmes capitalistes.
J’ai évoqué une gauche porteuse d’éthique, une gauche qui respecte les citoyens, une gauche qui dit ce qu’elle veut faire, qui fera ce qu’elle a dit, une gauche qui refuse le double langage. Notre
fil rouge sera la démocratie participative pour des régions citoyennes.
Pour y contribuer nous proposerons de créer dans les départements et au plan régional des assemblées participatives des citoyens, des citoyennes et des acteurs sociaux avec 3 missions :
Valider. La mise en œuvre de grands projets en termes d’aménagement du territoire, de modernisation des services publics et de développement économique. L'affectation du Fond Régional de
Développement de l’Emploi et de la Formation (FRDEF), ne pourra être effective qu’après avis positif de cette assemblée participative et prise en compte de ses propositions.
Contrôler. L’affectation et l’utilisation du Fond Régional de Développement de l’Emploi et de la Formation (FRDEF) sera placé sous le contrôle du Conseil Régional et de l’Assemblée
participative.
Interpeller. Le Conseil Régional devra se saisir de toutes les questions sur lesquelles l’Assemblée participative jugera utile et nécessaire de l’interpeller.
L’Assemblée des Citoyen-ne-s et des acteurs sociaux sera composée, pour moitié, de représentants des organisations syndicales (patronales et salariées), du mouvement associatif,
d'élu-e-s locaux et des pouvoirs publics et pour moitié de citoyen-ne-s tirés au sort. Elle disposera des moyens nécessaires pour son fonctionnement.
Sans attendre, nous allons travailler à la mise en place de comités « Front de Gauche » locaux, ouverts aux acteurs des mouvements sociaux, à toutes les personnes qui souhaitent prendre
leur destinée en main, comités qui co-élaboreront notre projet, à partir de grandes priorités :
L’emploi. La reconquête industrielle, la lutte contre la précarité. Avec la mise en place de fonds régionaux de développement de l’emploi et de la formation ; fonds orientés vers l’aide à
l’artisanat, aux PME, à la création de SCOOP.
L’environnement. La promotion d’un nouveau mode de développement synonyme de promotion des capacités humaines, de progrès social, de respect de l’environnement. Cela suppose que l’on sorte de la
logique libérale.
La défense, le développement, la démocratisation des services publics, facteurs d’égalité, de solidarité ; outils décisifs pour un véritable aménagement de nos territoires. Dans ce cadre, la
défense de nos hôpitaux publics constituera une priorité.
Promotion pour une agriculture paysanne afin de relever le défi agricole, alimentaire, en contribuant au niveau régional à la préemption sur le foncier au bénéfice de l’installation de jeunes
agriculteurs.
Création d’un pôle public, national des transports, afin d’assurer le droit aux transports pour tous, l’égalité de traitement.
Priorité à l’éducation, à la formation professionnelle, l’apprentissage dans le cadre d’un grand service public.
Pour conclure, je dirais : plus haut sera le score du FRONT DE GAUCHE, plus nous serons en capacité d’impulser des réformes ambitieuses pour notre peuple et nos régions.
Au cours de cette conférence de presse, Guy Drillin qui préside l’association départementale des élus communistes et républicains, a, au nom de tous les Communistes Aveyronnais, proposé que
Martine PEREZ conduise la liste Front de Gauche sur le département de l’Aveyron.
Pour lui et ses camarades, Martine PEREZ a la légitimité que lui confère son activité de terrain. Présente dans toutes les luttes, partout où il y a des injustices, elle a présidé pendant ces six
dernières années le groupe communiste et parti de gauche au Conseil Régional.
Guy Drillin a poursuivi : « au moment où ce Front de gauche s’ouvre aux acteurs des mouvements sociaux, aux syndicalistes, Martine PEREZ qui pendant 12 ans a été vendeuse dans un petit
commerce, militante syndicale apparaît comme la meilleure pour rassembler largement en faveur d’une gauche courageuse, porteuse d’éthique et de propositions anticapitalistes.