
Bonsoir à toutes et tous,
La droite de Sarkozy casse nos vies. Il y a urgence à changer.
60% de Françaises et de Français en ont assez de vivre des fins de mois difficiles, voire impossibles, ils en ont assez des injustices et des inégalités.
Comme nous, candidates et candidats du Front de Gauche, vous voulez mettre fin au pouvoir despotique de ce chef de l’Etat qui s’accapare :
L’exécutif, au point que ses ministres à commencer par le premier, ne sont que des marionnettes qui disent oui à tout !
Le législatif, en réduisant les compétences du parlement au rôle de chambre d’enregistrement et en faisant des députés de droite des bénis oui-oui.
Le judiciaire enfin. Si nous laissons faire le chef de la bande du Fouquet’s, celui pour qui la crise n’est qu’un simple sujet de conversation, une source de profits supplémentaires pour lui et ses
amis, il ne tardera pas, tel St Louis à rendre la justice lui-même au pied d’un arbre !
Ce Sarkoky et sa bande, alliance de la finance et du populisme, n’ont qu’une obsession :
Comment conserver le pouvoir, en étant minoritaire ?
Comment continuer de semer l’injustice, de développer et d’accentuer les inégalités, de répandre la misère, tout en gardant les rennes du pays ?
Comment continuer de casser les services publics, de les livrer au privé, de s’attaquer à ce modèle qui fait la France, celle que chante Jean Ferrat, celle qui porte sur les frontons de nos mairies
: Liberté, Egalité, Fraternité.
A ces interrogations, il y a, d’après moi, 3 réponses :
La peur, la manipulation, le rejet de l’autre, la recherche d’un bouc émissaire.
Le débat nauséabond , orchestré par l’ancien socialiste Besson, sur l’identité nationale en est l’exemple.
Je veux dire à Monsieur Besson, à Monsieur Sarkozy, que je porte par alliance et avec beaucoup de fierté, le nom d’un républicain espagnol, qui a combattu les armes à la main le faciste Franco,
puis l’occupant Nazi dans les maquis du Sud-Aveyron et du Tarn, je veux leur dire que l’identité nationale répond aux noms de Robespierre, de Jaurès, de Guy Mocquet, du groupe « Manouchian ».
L’identité nationale est révolutionnaire, elle est porteuse de tolérance, de solidarité, d’amour et s’oppose aux héritiers du régime de Vichy, aux Pétainistes d’hier et d’aujourd’hui, aux
successeurs de ceux qui en 1936 proclamaient « plutôt Hitler que le Front Populaire. »
Les médias.
Si Sarkozy le pouvait, il présenterait lui-même les informations, ou plutôt la désinformation. Il délègue à des médias aux ordres, propriété des grands financiers…à l’exception de notre journal
L’Humanité, fondée par Jean Jaurès.
C’est ainsi que Sarkozy ordonne, il choisit ses opposants, il les promotionne et je vous laisse juges des courants politiques et des personnalités, qu’il a choisi pour cette campagne des
régionales.
Il organise des mises en scène auxquels certains se prêtent sans aucun scrupule. Un exemple récent me vient à l’esprit, c’est le triste spectacle en Languedoc-Roussillon, qui donne de la politique
une image hideuse, ce n’est d’ailleurs pas de la politique mais de la cuisine électorale où on est loin des besoins et des attentes des populations. On amuse le peuple, on le détourne des
véritables problèmes.
Ces médias, vous le comprenez, en diront le moins possible sur le Front de Gauche.
L’abstention.
C’est d’ailleurs une des conséquences des 2 premières réponses. C’est le piège.
Tout faire pour démobiliser l’électorat populaire, le convaincre que le bulletin de vote ne servira à rien, que rien ne peut changer dans le pays. En quelque sorte, laissez nous faire, restez chez
vous, on s’occupe de tout.
A ces citoyennes, ces citoyens qui désertent les bureaux de vote, je veux leur dire « Utilisez un des derniers droits qui vous reste, utilisez le bulletin de vote pour exprimer votre colère, votre
rejet de cette politique aux services des grands financiers, du MEDEF et de la baronne Parisot. »
Vous êtes la majorité dans le pays, votez pour défendre vos intérêts et ceux du plus grand nombre. Ne restez pas spectateurs…pour ensuite subir !
Regardez dans l’Aveyron, ce qu’ils sont en train de faire !
Un département sinistré, en voie de désindustrialisation, un département où agriculteurs, commerçants, artisans se s’en sortent plus.
Un département où celles et ceux qui ont encore « la chance » d’avoir un travail connaissent les bas salaires, les fins de mois difficiles, la précarité. Je pense particulièrement à tous ces jeunes
qui sont aujourd’hui dans l’impossibilité de se bâtir une vie, un avenir.
Je pense aussi aux femmes à qui on impose des temps partiels et qui subissent le harcèlement de petits chefs.
Je pense à tous ces retraités, et ils sont nombreux dans l’Aveyron, qui survivent avec des pensions de misère, qui se privent y compris sur le chauffage et la nourriture, à qui on interdit le droit
au bonheur de pouvoir gâter enfants et petits-enfants…
Un département, où tous nos services publics sont démantelés, privatisés.
La Poste, les transports, l’école, la justice, la communication, l’énergie et même ce qui est le plus scandaleux, la santé.
Nos hôpitaux publics de proximité sont, que ce soit à St Affrique, à Millau, à Decazeville mais aussi à Rodez en grande difficulté financière. La loi Bachelot leur impose le retour à l’équilibre,
alors que les gouvernements successifs depuis le plan Juppé, les privent de moyens nécessaires pour répondre aux besoins des populations.
Oui, je suis particulièrement scandalisée par le sort réservé à nos hôpitaux publics, je le suis d’autant plus que des élus socialistes, radicaux de gauche et verts accompagnent cette politique
plutôt que de la combattre.
J’en veux pour preuve la position des 2 maires socialistes de Millau et de St Affrique qui avec le député de droite revendiquent un site unique, condamnant ainsi nos 2 hôpitaux de proximité.
Il y a d’un côté les discours, les déclarations publiques et de l’autre les actes concrets.
Il faut que tout cela change.
Le Front de Gauche est clair, notre adversaire, c’est la droite et nous voulons infliger lors de ce scrutin une bonne gauche à Sarkozy et à ses représentants que sont Madame Barège en Midi-Pyrénées
et Monsieur Luche en Aveyron.
Nous voulons aussi faire barrage à la droite anti-républicaine, le FN, la bête immonde, fière de voir ses thèmes facistes repris par Sarkozy.
Nous combattons aussi le MODEM, parti de droite, et son leader Bayrou, véritable girouette. Avec lui, c’est : un coup je pactise avec l’UMP, un coup avec le PS. Ce Monsieur Bayrou est le serviteur
zélé du capitalisme, des banquiers et des financiers, il n’y a qu’à voir pour s’en convaincre ses votes à l’assemblée nationale et à l’assemblée européenne.
Le 14 mars, premier tour de l’élection, le vote en faveur du Front de Gauche sera un acte de légitime défense, un acte de résistance, mais plus encore une exigence, celle d’une autre politique, une
politique qui défendra l’intérêt général et améliorera nos vies.
Candidates et candidats du Front de Gauche, nous menons campagne sur le terrain, dans les entreprises, les quartiers populaires, dans les communes rurales.
Je constate avec mes camarades, que le Front de Gauche est installé dans le paysage politique, malgré la censure qui nous frappe, c’est vous me direz, l’hommage du vice à la vertu.
Nous menons campagne pour faire gagner la gauche, la faire gagner sur des contenus, un projet qui soit une véritable alternative crédible et durable.
Nous voulons faire bouger la gauche, toute la gauche et faire des régions de véritables pôles de résistance à la politique de casse sociale de la droite.
Oui, aujourd’hui, il faut offrir à notre peuple, une gauche combative, résistante, une gauche qui sache faire fleurir les fleurs de la désobeïssance lorsque nécessaire, et c’est souvent le cas.
Il faut pour cela un rapport de forces qui permette de s’opposer à des lois contraire aux intérêts des gens.
Ce rapport de forces existe.
Depuis 6 ans, en effet la gauche, le Parti Socialiste dirige 20 régions sur 22. Depuis, 2 ans la majorité des départements et des grandes villes, y compris en Aveyron sont dirigés par le Parti
Socialiste. Ne croyez-vous pas que si toutes ces collectivités avaient pris ensemble la décision de dire NON, de résister, de soutenir les mouvements sociaux en attente d’alternative, ne
croyez-vous pas que cela aurait changé bien des choses ?
Les élus communistes et du Parti de Gauche en Midi-Pyrénées, je peux en témoigner, en tant que présidente du groupe, n’ont cessé de militer en ce sens.
C’est ainsi qu’au cours du mandat, notre groupe a toujours refusé de voter l’augmentation de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers), taxe injuste qui frappe les plus démunis, comme
nous avons refusé de voter les subventions aux grands groupes, aux pôles de compétitivité.
Ne croyez-vous pas, alors que notre République est en danger, avec la réforme des collectivités territoriales que veut nous imposer la droite et que soutient le MEDEF, il serait temps que tous les
élus de gauche se mobilisent et manifestent leur opposition.
Et quand je parle de manifester, c’est tous ensemble, engager un bras de fer avec le gouvernement en refusant de mettre en place cette réforme.
Avec cette réforme, c’est la démocratie locale qui est remise en cause. Tous les pouvoirs, et il en a déjà pas mal, seront dans les mains du chef de l’Etat. Les collectivités seront aux ordres des
préfets dont les pouvoirs seront renforcés. Fini la clause de compétences générales qui permet aux collectivités de faire des choix dans les budgets. C’est ainsi qu’elles aident financièrement des
associations qui ont pour la plupart un rôle de service public, je pense aux associations caritatives, culturelles et sportives.
Je ne vais pas développer, je pense que mes camarades vont y revenir.
Si aujourd’hui le Front de Gauche existe dans notre pays, c’est qu’il y a une volonté à gauche de se rassembler, de s’unir sur un projet vraiment de gauche, sans compromis et alliance avec le
centre droit. Il y a urgence d’offrir à notre peuple une gauche fidèle à ses valeurs et à son éthique, une gauche qui répondra aux besoins des gens, aux besoins économiques et écologiques de notre
pays.
Cette gauche, vous pouvez la gagner en votant dès le premier tour pour des candidates et des candidats qui une fois élus ne vous trahiront pas, qui seront fidèles à leur engagement.
Le Front de Gauche, c’est du neuf, c’est l’avenir, c’est l’ouvertue, c’est la visée à court terme d’un Front Populaire majoritaire.
Initié aux élections européennes par le Parti Communiste Français, auxquels se sont joints le Parti de Gauche autour de Mélenchon et la Gauche unitaire autour de Christian Picquet, notre tête de
liste en Midi-Pyrénées, le Front de Gauche s’est élargi à d’autres composantes comme le mouvement pour l’éducation populaire, République et Socialisme, la Gauche Républicaine, dans certaines
régions les Alternatifs et le NPA.
Aujourd’hui, et c’est à mes yeux, le plus important, il rassemble aussi des acteurs des mouvements sociaux, des syndicalistes, des militants associatifs.
C’est particulièrement vrai dans l’Aveyron, puisque nous présentons 5 candidats et candidates qui ne sont pas dans des partis politiques mais qui oeuvrent dans le monde associatif ou syndical et
qui partagent notre volonté d’améliorer la vie des gens, de changer la société pour plus de justice et d’égalité.
Le Front de Gauche est un outil à votre disposition, saisissez-le dès le premier tour, pour que le 21 mars annonce le printemps d’une reconquête populaire.